Dangerous Luxury

Dangerous Luxury

Dangerous Necklace (2013) -® Galleria O and Fabio Salini bd

Le titre n’est pas de moi : c’est celui d’une exposition qui se tiendra du 6 au 20 juillet 2013, en Salle des Arts du Sporting d’Hiver à Monte-Carlo, organisée dans le cadre du « Week-end d’Exception », qui célébrera les 150 ans du groupe Monte-Carlo SBM.

Omo earrings -® Galleria O and Fabio Salini bd

A cette occasion, Fernando et Humberto Campana, deux grands créateurs contemporains brésiliens, dévoileront les œuvres créées spécialement pour Monaco en avant-première mondiale. « Dangerous Luxury interroge le public sur le concept du luxe et comment un objet populaire ou du quotidien peut se transformer en objet de luxe« , souligne le communiqué de l’exposition. Un postulat qui se traduit par l’emploi de matériaux précieux tels le diamant, les cuirs, les bronzes associés à des matières naturelles comme le bambou et s’illustre à travers des sujets comme l’animalité, l’utilisation de techniques traditionnelles ou d’ornementations de style Baroque romain.

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Or rose et diamants bruns, bambou et « capim dourado » (une herbe naturellement dorée venant du Brésil aussi appelée or végétal) sont associés pour créer colliers, bracelets et boucles d’oreilles spécialement réalisés en collaboration avec Fabio Salini, l’un des joailliers les plus renommés d’Italie.

La collection de bijoux « Fernando et Humberto Campana produits par Fabio Salini »pour Galleria O. Project de Rome est le résultat d’une collaboration débutée fin 2012. Cette synergie a amené les frères Campana à s’associer pour la première fois au monde de la joaillerie fine et à ses techniques artisanales, et « s’attache à reproduire à une petite et précieuse échelle les formes et les éléments iconographiques représentatifs de leur concept« .

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La collection, composée de huit pièces (deux colliers, deux bracelets, une tiare et trois paires de boucles d’oreilles), est entièrement basée sur l’association entre les matériaux naturels et les matériaux nobles, et rendue possible grâce à l’utilisation de techniques expérimentales (comme le soudage, nécessaire pour assembler les éléments de métal précieux et le bambou). « Une attention particulière a été portée pour ne pas atténuer ni contraindre l’identité ‘tribale’ exprimée dans le travail des frères Campana. Au contraire, elle a été valorisée par l’application libre des codes traditionnels de la joaillerie, tout en respectant la manufacture, les proportions et l’ergonomie auxquelles Fabio Salini est très sensible. La finalité de cette fructueuse alliance est de transformer les micro-sculptures des frères Campana en bijoux décoratifs de luxe et renforcer le caractère unique de chaque pièce« .

Au-delà des bijoux, il y aura également à voir du mobilier et du prêt-à-porter.

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Van Cleef redore sa perle

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Initialement proposée en or rose et or blanc, la collection Perlée de Van Cleef & Arpels s’enrichit de modèles en or jaune. « Une nouvelle esthétique chaleureuse pour ces créations inspirées par un savoir-faire emblématique de la Maison : la perle d’or », souligne la Maison.

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La collection Perlée se distingue depuis sa création par ses délicates perles d’or, traçant rondement des bijoux légers et raffinés. Qui plus est, chaque perle est protège un vœu et porte en elle le savoir-faire de la Maison.

A présent, cette collection emblématique de Van Cleef & Arpels se dévoile sous un nouveau jour grâce à l’or jaune, « solaire et lumineux ». Or simple, ou or et diamants, la collection séduira toutes les ferventes de Van Cleef & Arpels!

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Pour les amatrices, il va falloir attendre un peu : cette collection ne sera disponible qu’en septembre…

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Adeline Cacheux, fan de métal ?

Adeline Cacheux, fan de métal ?

Ne vous fiez pas à ce visage enfantin, qui pourrait vous faire croire qu’Adeline Cacheux crée des bijoux remplis d’elfes, lutins et autres créature féériques. Non, les créations d’Adeline Cacheux, c’est du métal et de la chaîne. Pas version SM, plutôt version rock, le rock un peu sale et graisseux de garage. Le rock pur et dur des années 80-90… D’ailleurs, son identité visuelle fait plus penser à un célèbre groupe de rock australien qu’à une bijoutière installée dans le Marais…

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Et pourtant, elle est bien bijoutière, avec de solides références en art contemporain : historienne d’art, Adeline Cacheux fut assistante de la galerie parisienne d’art contemporain Emmanuel Perrotin pendant 5 ans, de 1998 à 2002, avant de choisir de se former à l’art du métal à l’École Boulle. En 2004, elle part à Londres pour assister la créatrice de bijoux Lara Bohinc, puis, de retour à Paris, elle crée en 2005, sa propre marque et présente sa première collection personnelle. Christofle, pour qui elle a élaboré deux lignes, Perles Fluidity et Les Enchaînés, en parle en ces termes : « A travers les lignes authentiques et modernes de ses bijoux, cette jeune créatrice propose de revêtir avec sensualité et élégance la femme d’aujourd’hui, plus qu’elle ne l’accessoirise« .

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Comme j’aime particulièrement le travail de la maille et de la chaîne, je ne pouvais que succomber à ces créations, qui, si elles gardent un esprit rock donc, sont toutes très intemporelles et épurées. On sent une réflexion, un vrai travail sur l’épure justement, pour que les pièces tombent juste, sans en faire trop. Peut-être d’ailleurs, que son approche de la fluidité est formelle avant d’être intellectuelle.

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Je n’ai jamais essayé ses créations, mais j’imagine que ça doit donner l’impression d’avoir trouvé LA pièce : le bijou sans prise de tête, présent mais pas ostentatoire, discret tout en étant remarquable. C’est un vrai talent, d’arriver à susciter ce genre d’émotions. Et c’est tout le talent d’Adeline Cacheux.

Je vous conseille vivement d’aller visiter son site, dont l’esthétique m’a beaucoup plu. En outre, il est très clair et fonctionnel, ce qui est assez rare. Décidément, j’aime beaucoup cette créatrice !

Burma célèbre son nouvel écrin avec Carole Guez

A l’occasion de ses 85 ans et de la réouverture de sa boutique de la rue de la Paix, Burma, maison de joaillerie fantaisie (création joaillière utilisant des pierres de synthèses de très haute qualité), a invité la créatrice Carole Guez à dessiner une ligne de bijoux.

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Pour fêter son nouvel écrin, dont le concept a été piloté par Anne Cécile Comar (Cabinet d’architecture Atelier du Pont), la marque a choisi de faire appel à une créatrice éprise des pierres. Directrice de création dans la mode pendant une décennie, Carole Guez a crée son entreprise il y a 10 ans. Ses bijoux s’adressent à « des femmes qui ont la culture du bijou, la capacité à comprendre la fantaisie et souvent la grande liberté dont elle fait preuve dans la création« . Burma a choisi de faire appel à Carole Guez pour la création de 10 pièces présentées dans la boutique de la rue de la Paix.

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Les prix varient de 880 à 4 800 €

Leonardo speaking…

Leonardo speaking…

La présentation du film « Gatsby le Magnifique » de Baz Luhrmann a marqué l’ouverture du 66ème Festival de Cannes. Je n’avais pas eu le temps de faire un papier dessus, mais je l’avais évoqué dans un autre billet qui parlait de la collection Ziegfeld. Quoi ? Mais la magnifique collection Art Deco imaginée par Tiffany&Co. pour les acteurs de cette nouvelle adaptation du roman de Scott Fitzgerald ! Et je sais qu’il est un peu tard, mais je la trouve tellement réussie que je m’en serais voulue de ne pas vous la faire partager !

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Pour l’anecdote, le choix de la maison est plus que logique puisque Fitzgerald était lui-même un grand client de Tiffany. Pour élaborer cette collection, la maison américaine s’est associée à Catherine Martin, la costumière du film, pour imaginer les bijoux et parures.

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Tiare (diadème en platine et rameau amovible qui peut être porté en broche), sautoirs, bracelets, boucles d’oreilles pour les femmes, mais aussi boutons de manchette, flasques et chevalières pour les hommes, Tiffany n’a pas lésiné pour cette collection magnifique, qui s’inspire des croquis des années 20 issus des archives de Tiffany & Co. Ziegfeld, au final, sera la déclinaison plus commerciale de cette magnifique ligne.

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Le bracelet-bague fait partie de mes pièces favorites, je le trouve exquis, délicat et finalement très très actuel.

En prime, une petite vidéo très bien foutue et instructive :

Le beau Serge

(Crédit photos de bijoux : Leonhard Stark)

Je crois que si j’aime les bijoux, au-delà de leur histoire, de leur composition, de leur couleur ou de leur style, c’est pour l’émotion qu’ils peuvent susciter. Et c’est pour ça que je n’ai pas de préférence émotionnelle entre un bijou ancien et un bijou contemporain, même si, question goûts, la façon ancienne et sa maîtrise de la matière me fascinent. Mais l’émotion, c’est autre chose.

Quand j’ai découvert les bijoux de Serge Thoraval, il était déjà mort. Trop doué, trop vivant, trop jeune, sans doute.

Impossible de décrire exactement ce que j’ai ressenti. La justesse sans doute, d’un bijou qui vous parle. A vous. De votre vie. Quelque chose qui vous atteint.

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A l’heure où j’écris ces lignes, les bijoux gravés de messages sont légion, pour le meilleur et pour le pire. Ce n’était pas le cas dans les années 90. Et je n’ai trouvé sur aucun depuis cette justesse, cette poésie des mots, cette façon, aussi, d’aller à l’essentiel. J’ai été journaliste en presse écrite pendant presque 15 ans, et c’est sans doute ce qui explique que les mots me touchent autant.

La bonne nouvelle, c’est que malgré le décès accidentel de son créateur, en 1999, l’Atelier Serge Thoraval poursuit son travail, et fêtera l’année prochaine ses 15 ans.

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Né à Paris, à Montmartre, Serge Thoraval était un autodidacte. Celui qui, enfant, voulait être inventeur et dessinait croquis et plans de la « voiture à élastique », a mis le pied dans le domaine de la bijouterie un peu par hasard : en 1989, des amis lui proposent de les aider à souder des bijoux destinés à la collection d’Yves Saint Laurent. L’année suivante, le jeune Serge Thoraval crée ses propres pièces et collabore avec des créateurs de mode pour les bijoux et accessoires de leurs défilés, de Thierry Mugler (1990 – 1991) à Joseph (1993), en passant par Claude Montana (1991 – 1993) et Lanvin Haute Couture (1992). Il réalisera aussi des collections de bijoux pour Agnès b. (1992 et 1993), Sonia Rykiel (1993) et Paco Rabanne (1997). C’est en mars 1994 qu’avec l’aide de sa compagne, Geneviève Chevillot, il fonde son propre atelier et expose à Première Classe où il fait la connaissance de ses agents pour le Japon et l’Italie. Dés lors ses bijoux sont vendus en France (Le grand Magasin» à Saint Rémy, Gago à Aix-en-Provence, ou l’Eclaireur à Paris).

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En janvier 1999, Serge meurt accidentellement à moto dans Paris.Geneviève Chevillot, entourée des assistants de Serge, fonde l’Atelier Serge Thoraval et se consacre essentiellement à poursuivre la réédition des bijoux et à en étendre la diffusion.

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Un de ses amis, Francis, cité sur le site de l’Atelier Serge Thoraval, décrit son travail comme suit : « il entretenait avec la matière un dialogue intime, étroit et exclusif. Ses bijoux devenaient des tatouages dont il était impossible de se défaire. Porteurs de messages, d’attentions, parfois miroirs aveux et connivences, ils devenaient toujours une deuxième peau« .

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L’école Van Cleef & Arpels s’exporte

L’école Van Cleef & Arpels s’exporte

Inaugurée en février 2012 à Paris, l’école Van Cleef & Arpels s’installe cet été à Tokyo. Si le coeur vous en dit, j’avais fait un reportage sur cette école, que vous pouvez lire via ce lien. Son programme de cours, levant le voile sur les mondes secrets de la joaillerie et de l’horlogerie, sera disponible durant deux semaines.

Lors de son séjour à Tokyo, l’école présentera neuf cours d’initiation qui rythmeront ces deux semaines, y compris le week-end. « Ils composent un programme pédagogique riche et complet, animé par des experts passionnés, historiens d’art, gemmologues et artisans virtuoses de la Maison« , souligne cette dernière.