De maroquinerie en bijoux

Sestra est une marque de maroquinerie haut de gamme Made in France. A priori, rien à voir avec ce blog, maiss attendez un peu… Au départ, le concept de Sestra, c’est de marier le cuir et les pierres fines. « Les créations Sestra sont des pièces uniques dont le cœur est une pierre fine sertie propre à chaque modèle. Les artisans qui leur donnent vie travaillent à la main dans le respect de la tradition et de la qualité française« , peut-on lire sur leur site. Ce qui nous donne des collections comme celle-ci :

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Or, dans la continuité des pochettes bijoux, les deux jeunes sœurs qui ont lancé la marque en 2012 se lancent dans les bijoux… Les pierres viennent directement d’Inde et les bijoux sont montés dans des ateliers en France. « Charlotte et Clotilde de Mandat créent des bijoux à collectionner pour tous les jours et toutes les occasions« , souligne le communiqué. Ce qui nous donne des bijoux simples et de bon goût. Manque peut-être le petit ‘twist’ d’originalité qui fait de la ligne de maroquinerie des créations marquantes, mais on va attendre la 2e collection pour juger…

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Toutes les pièces sont disponibles sur le site de la marque.

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Philippe Tournaire…, l’électronique attendra !

C’est marrant, des fois on admire un travail, et on découvre une belle histoire derrière. C’est le cas de Philippe Tournaire, un créateur dont j’ai apprécié le travail via ses bagues « architecture » :

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Et en particulier CETTE bague, pour laquelle j’avais eu un coup de foudre et qui, apparemment, n’est plus disponible sur le site du créateur (je pleure en silence, oui, oui) :

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Or, au commencement, Philippe Tournaire n’est pas bijoutier, et se félicite d’ailleurs de ne pas avoir appris le métier de joaillier : une « chance qui lui a donné une totale ouverture d’esprit« . Ce diplômé en électronique s’est pour ainsi dire formé par l’observation : à chaque voyage à Paris, il passait de longues heures au Musée de l’Homme, Place du Trocadéro, afin de comprendre comment les premiers hommes arrivaient à façonner des objets selon des méthodes primitives et à les transformer en parures et autres ornements. Aujourd’hui, Philippe Tournaire n’hésite pas à utiliser des techniques ancestrales pour réaliser ses bijoux, sculptés à la main.

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Mais revenons en arrière. A ses débuts, et pendant une dizaine d’années, il a travaillé seul dans une cave abandonnée, aménagée en atelier de création. « Au début je ne voulais pas travailler l’or ou les métaux précieux. Mes créations étaient en galet. Puis une compagnie pétrolière a eu une idée originale. À chaque plein d’essence on recevait une pierre fine. Ces pierres, je les ai utilisées dans mes premiers bijoux, imaginés pour des amis. Enfin, le bouche à oreille s’est mis en route. Les amis de mes amis m’ont demandé de réaliser des alliances, des médailles, des bagues de fiançailles…« . Face à la demande et afin de se doter d’une « vitrine », il décide, en 1984, d’ouvrir une boutique à Montbrison, ville proche de son village natal (à côté de Saint-Etienne). A la même époque, il expose dans des salons d’Art Contemporain, en particulier à Paris, en Belgique et en Allemagne. « Le contact avec d’autres artistes-créateurs a été très bénéfique. Il m’a obligé à rompre avec la « solitude du créateur de fond » et à me surpasser« , souligne le créateur.

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Philippe Tournaire décide donc de poursuivre l’expérience et ouvre son deuxième magasin à Lyon, rue Édouard Herriot, près de la place Bellecour pour ceux qui connaissent. Il ouvre ensuite en 2004 un troisième magasin à Paris, sur la Place Vendôme. (Une autre boutique parisienne a éclos en 2009, rive gauche, au 51, Rue de Rennes). Enfin, la même année, la société a inauguré son premier « shop in the shop » à Pékin dans la plus grande boutique de son partenaire chinois, Hiersun. Aujourd’hui, Philippe Tournaire réunit autour de lui une vingtaine de personnes.

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Contrairement à ce que mes images pourraient laisser penser, Philippe Tournaire est bel et bien un passionné de pierres, qui les traque au cours de nombreux voyages, et passe ensuite des heures à les assembler afin de les mettre en valeur au mieux  :

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Vous l’aurez compris, l’univers de cet artiste m’a séduite tout autant que ses créations. Nul doute que c’est l’approche artisanale, presque ancestrale, de son métier qui aura retenu mon attention.

Le bijoutier qui venait du froid…

Ole Lynggaard Copenhagen, vous ne connaissez pas ? La marque danoise, créée par Ole Lynggaard, fête pourtant ses 50 ans cette année, et en beauté ! Son concept, c’est de combiner les bijoux, créés à la main à partir de matériaux précieux dans l’atelier d’Hellerup à Copenhague, de manière flexible pour exprimer son style personnel. Pas très clair comme explication, je m’en rends bien compte. C’est beaucoup plus parlant quand leurs créations sont à portée de main. En fait, leurs lignes sont peu nombreuses, mais leurs gammes très profondes. Chaque cliente peut ainsi choisir sur mesure dans la ligne de son choix son or (jaune, blanc, rose ou noir), sa pierre de prédilection si la ligne en propose, et ses bijoux. Prenons pour exemple la ligne qui m’a le plus emballée, Snake :

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Ci-dessus, la bague, qui existe en plusieurs modèles, avec plus ou moins d’arabesques, de diamants, de volutes.

Ici, des boucles d’oreilles, avec plus ou moins de diamants selon les goûts, et dont la pierre est amovible…

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Et ci-dessous, le pendentif phare de la gamme :

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Enfin un pendentif m’a bien amusée, un petit oiseau dans sa cage. Ces pendentifs fonctionnent tout seuls, sur un lien, comme des charms, ou en agrément de parures déjà existantes, via un système de fermoirs invisibles ultra-malins :

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Ce sont aujourd’hui 45 orfèvres qui travaillent pour la marque, formant le plus grand atelier d’orfèvrerie de Scandinavie. Tous les bijoux sont entièrement moulés et assemblés dans l’atelier avant d’être envoyés aux quatre coins du monde. Et aussi à la cour du Danemark dont Ole Lynggaard Copenhagen est l’un des fournisseurs officiels… Ici, la ligne Lotus :

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Malgré un rayonnement international, Ole Lynggaard Copenhagen est restée une Maison familiale. Ole Lynggaard partage en effet son atelier avec sa fille et son fils, Charlotte et Søren Lynggaard, qui dirigent désormais la marque avec leurs conjoints respectifs. Charlotte a épousé Michel Normann, directeur commercial, et Søren Lynggaard (directeur général) est marié à Hanna Lynggaard, directrice des ventes par représentation. Le fondateur, le voici :

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Depuis 1992, Charlotte Lynggaard développe et crée des collections de bijoux parallèlement à son père. Voici son portrait :

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C’est en échangeant leurs idées et en faisant dialoguer les matériaux entre eux qu’ils ont tous deux créé leurs collections uniques, composées de bijoux innovants et empreints d’un savoir-faire traditionnel. Outre ses talents dans le domaine du bijou, qui a notamment donné naissance à la superbe ligne Nature,

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Charlotte Lynggaard s’est essayée au stylisme, et avec bonheur, à l’occasion des 50 ans de la Maison. Jugez un peu :

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Le concept global a été présenté le 15 mai à l’occasion d’un défilé, réalisé en collaboration avec les ELLE Style Awards, qui se sont tenus au Théâtre royal danois à Copenhague. Charlotte Lynggaard a travaillé sur des esquisses et idées pour ses créations, qui ont pris vie sur le podium, où bijoux, robes et scénographie ont fusionné.

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Et hop, la vidéo du show !

Et pour finir, deux images de leurs campagnes, dont l’égérie est la mondialement connue Helena Christensen… Vivement l’ouverture d’une boutique en France !

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Rentrée chargée en perspective…

Rentrée chargée en perspective…

Chouette, chouette, chouette, les amateurs et amatrices de bijoux vont être servis à l’automne! En particulier les amateurs de bijoux de création. Pour schématiser vite fait, et puisque je n’ai jamais pris le temps d’expliquer la distinction, quand on parle de bijoux, on parle soit joaillerie (matières nobles tels l’or, le platine, l’argent et les pierres précieuses ), soit bijouterie fantaisie (souvent en matières non-nobles ou plaquées et produite en masse), soit de bijou de création, réalisé artisanalement, en séries limitées et à partir de n’importe quel matériau).

Or, à la rentrée, ce sont  plus de quatre cents créateurs de bijoux contemporains qui vont faire l’événement à Paris, de septembre 2013 à mars 2014, à l’occasion des Circuits Bijoux. Organisés par Ateliers d’Art de France, en partenariat avec Les Arts Décoratifs et l’association D’un bijou à l’autre, les Circuits Bijoux rassembleront plus de soixante expositions, conférences et rendez-vous destinés à mettre en lumière la diversité de la scène française et internationale actuelle du bijou.

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« Après le succès des Circuits Céramiques à paris en 2010, Ateliers d’Art de France soutient les créateurs de bijoux avec les Circuits Bijoux. Une manière de célébrer l’effervescence créative en ce domaine mais aussi de susciter la réflexion autour de cet objet culturel aux fonctions plurielles, ancré dans nos vies. Sollicités pour l’occasion, les artistes créateurs enthousiastes se sont emparés de l’événement pour contribuer à sa réussite. Et fusionner leur diversité« , souligne l’organisation professionnelle des métiers d’art.

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Parmi les diverses animations et expositions au programme, quatre me paraissent incontournables :

Aux Arts Décoratifs, il y aura l’exposition Dans la ligne de mire, scènes du bijou contemporain en France : du 20 septembre 2013 au 2 mars 2014, près de six cents bijoux de cinquante cinq créateurs sont présentés au sein des collections permanentes du musée. Cerise sur le gâteau, trois maisons de haute bijouterie ou de haute joaillerie ont été sollicitées pour la qualité d’innovation et de renouvellement des codes traditionnels de la joaillerie qu’elles ont su engager, grâce à une collaboration avec des créateurs. La maison Boucheron, dans le cadre d’une contribution exceptionnelle, a rencontré l’anglais Shaun Leane. La maison Hermès développe quant à elle le concept de haute-bijouterie, imaginé par le designer pierre Hardy. enfin, chez Dior Joaillerie, avec le travail iconoclaste et fantaisiste de Victoire de Castellane.

Parallèlement, à la galerie Collection, est organisée l’exposition Anti-bijoux : du 21 septembre au 2 novembre 2013, le bijou devient sculpture au sein de la galerie d’ateliers d’art de France, sous les mains de huit créateurs.

A l’Atelier, il y aura aussi l’exposition Un bijou pour un autre : du 3 septembre au 25 octobre 2013, l’espace de découverte des métiers d’art propose en partenariat avec l’aFeDap (école de formation aux métiers de la bijouterie contemporaine), une exposition, des démonstrations, des rencontres et ateliers sur le thème du lien et de la transmission.

Enfin, à Talents, est organisée l’exposition Un bijou pour moi : du 17 septembre au 19 octobre 2013, tandis que les univers de six joailliers sont à découvrir dans la boutique Talents Etoile, Talents Opéra présente les colliers pièces uniques de trente neuf créateurs conçus pour l’occasion, ainsi qu’une monographie de Yannick Mur.

En vérité, il y aura tellement d’événements qu’il va être difficile de faire des choix. L’avantage, c’est la durée de l’événement, qui va permettre d’en voir un maximum!

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Les créateurs de bijoux du monde entier se sont saisis de l’opportunité des Circuits Bijoux pour se mobiliser et participer à l’événement parisien. En effet, plus de 40 % des artistes présentés sur le parcours exercent hors de l’Hexagone. Outre la France, quinze pays au total seront représentés : l’Italie, la grande-Bretagne, l’Allemagne, la Suisse, la Belgique, l’Espagne, le Portugal, la Finlande, la Norvège, les pays-Bas, le Mexique, l’argentine, le japon, la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

A titre d’exemples, le Centre wallonie Bruxelles, organisera Le bijou d’auteur, une exposition d’œuvres récentes de dix-huit artistes de la Fédération WallonieBruxelles en collaboration avec le WCC-BF (World Crafts CouncilBelgique francophone). La fondation Suisse – pavillon Le Corbusier, met quant à elle en œuvre une exposition à deux temps : Design Bijou suisse. Tout d’abord, grande première en France, un éventail des artistes les plus représentatifs du bijou suisse qui parraineront la jeune génération. puis, la HeaD–genève (Haute ecole d’art et Design) prendra le relais, selon une scénographie des étudiants du master Design/espaces et Communication pour montrer les créations en Bijou et accessoires issues de l’école. Enfin, la Maison du Mexique (Casa de méxico) organise Articulations, une sélection de bijoutiers contemporains mexicains autour du thème commun de l’articulation, avec ou sans mouvement. « Des parures empreintes de chaleur, de couleurs, composées de végétation luxuriante, d’insectes, d’images religieuses, de squelettes s’intégreront à un décor végétal« . Celle-là, je vais essayer de ne pas la rater, tant la thématique de l’articulation me parait actuelle.

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Bref, vous l’aurez compris, il va y en avoir pour tous les goûts. Et comme je suis une fille sympa, je vous colle le lien pour accéder au dossier de presse ultra-complet. C’est ici.

Van Cleef & Arpels présente ses Pierres de Caractère

Une nouvelle fois cette année Van Cleef & Arpels fait l’actualité ! Sept ans après la première collection Pierres de Caractère, dévoilée à l’occasion du Centenaire de Van Cleef & Arpels, la Maison rend une nouvelle fois hommage à la beauté des gemmes. Ce nouveau chapitre, intitulé Pierres de Caractère – Variations, « met à l’honneur des pierres d’exception, dotées d’un supplément d’âme, et de majestueuses associations de couleurs« , souligne la Maison. Aujourd’hui, Van Cleef & Arpels renouvelle une longue tradition* (voir note en fin d’article) en sublimant des lots de pierres d’une grande rareté, de par leur taille, leur pureté, leur éclat exceptionnels. Soyons clairs, au départ, je n’y connais pas grand chose. Mais même si je ne suis pas gemmologue, je dois dire que la collection présentée est impressionnante et ne m’a pas laissée de marbre. Voyez un peu quelques-unes desdites pièces :

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La première pièce est le collier Collier Rayons Précieux, en or jaune, diamants ronds, dégradé de saphirs jaunes et grenats mandarins ronds, grenats mandarins taille poire.  Il est assorti d’une paire de boucles d’oreilles :

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Le second, à la couleur bleue saisissante, est le Clip Fleur de lapis-lazuli,en or blanc, lapis-lazuli, diamants ronds et taille poire, 1 diamant D IF rond de 3,05 carats. Ce clip est assorti à une paire de boucles d’oreilles : Motifs d’oreilles Fleur de lapis-lazuli, or blanc, lapis-lazuli, diamants ronds et taille poire :

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Les trois images qui suivent montrent une bague, qui évoque le lotus. Elle abrite une tourmaline de 24,44 carats d’un bleu-vert très intense, sélectionnée pour la rareté de sa couleur et sa pureté.  Elle est ici « associée au vert printanier de la chrysoprase, soigneusement godronnée afin d’offrir un relief enchanteur. Le chaton, travaillé tel un feston d’or et de diamants, ainsi que l’architecture de la bague sur plusieurs niveaux, achèvent d’exalter la beauté de cette pierre de centre à la limpidité aquatique« , souligne Van Cleef & Arpels.

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Plusieurs autres pièces méritent le détour. En fait, elles méritent toutes le détour, et il est très difficile de faire un choix…

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Ici, le Collier Oriental Princess, en or blanc, diamants ronds, taille poire et baguette, rubis taille baguette suiffés, tailles poire et coussin totalisant 43,24 carats (origine : Mozambique), 1 diamant D FL type 2A taille poire de 8,07 carat.

L’image ci-après est la Bague Summer Cocktail, en or blanc, diamants ronds, or rose, corail, saphirs mauves ronds, 1 spinelle rose ovale de 21,19 carats. Par son esthétique et le choix des pierres, elle s’inscrit dans la tradition des bagues cocktail en vogue dans les années 1960. « L’expression serait née dès les années 1930 pour désigner les bagues colorées et volumineuses arborées par les élégantes lors des réceptions mondaines. En portant une coupe à leurs lèvres, ces dames attiraient alors tous les regards« , explique la Maison.

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Une autre bague de cocktail ci-dessus. C’est la bague Lady’s Cocktail, en or jaune, diamants ronds, rubellite gravée, turquoise. L’alternance de rangs de diamants et de turquoises soutient une rubellite gravée qui couronne l’ensemble. Appartenant à la famille des tourmalines, cette gemme dont le nom provient du latin »rubellus » signifiant rougeoyant, parachève l’ensemble d’une note éclatante. Retenue par des griffes en or jaune, la coupole de pierres semble flotter sur une structure aérienne.

Une dernière pour la route ?

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Malheureusement, je ne trouve pas la référence de cette bague, magnifique et très originale. Je me souviens juste que la base de la « coupe » contenant les émeraudes est en onyx.

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Pour voir d’autres images de cette magnifique collection, dont plusieurs pièces sont d’ores et déjà vendues (à quel prix, je ne veux même pas le savoir…), vous pouvez aller sur mon compte FlickR, ici.

 

* : Dès 1923, la Maison de Haute Joaillerie met à l’honneur le spectaculaire « Prince Edward of York Diamond », diamant taille poire de plus de 60  carats originaire d’Afrique, alors monté en pendentif. À partir des années 1930, la seconde génération de la famille Arpels entre en scène. Les trois fils de Julien Arpels (frère d’Estelle  Arpels),Claude, Jacques et Pierre, perpétuent cette quête de gemmes exceptionnelles. En 1956, Claude rapporte ainsi d’un voyage à Bombay le « Neela Ranee », plus connu sous le nom de Blue Princess.En 1960, Jacques Arpels remporte lors d’une vente aux enchères Sotheby’s à Londres une véritable rareté : un diamant rose de 34,64 carats, provenant des anciennes mines indiennes de Golconde. Pour célébrer l’événement, une fête est donnée à la boutique de la place Vendôme en présence de la Maharani de Baroda et de son fils, en l’honneur duquel la pierre est baptisée le « Princie ». À ce diamant rose de légende, s’ajoute en 1971 le Walska Briolette, diamant jaune de 95 carats, ainsi nommé en référence à sa fascinante taille en goutte facettée et à son ancienne propriétaire la cantatrice Ganna Walska. Van Cleef & Arpels s’en porte acquéreur à l’occasion d’une vente Sotheby’s à New York et le sertit sur un éblouissant clip oiseau, paré d’émeraudes et d’un saphir. La même année, c’est un rubis extraordinaire, le Thibaw (du  nom du roi Thibaw de Birmanie à qui il a appartenu), qui est également mis e n lumière par la Maison. Acheté par Jacques Arpels, il est retaillé en coussin de 24,82 carats avant d’offrir son volume et son éclat à une bague d’exception.

Les frères Arpels s’illustrent dans les années 1950 à 1970 par leurs voyages, riches en trésors fabuleux et en rencontres mémorables.L’aîné, Claude Arpels, s’avère en particulier un voyageur insatiable, qualifié dans la presse de l’époque de « Roi des diamants à Bombay » ou d’ »ami des maharadjas ».Durant les années 1960, un autre épisode  marque l’imaginaire de Van Cleef & Arpels. En 1966, la Maison est en effet sélectionnée pour réaliser les joyaux du couronnement de l’Impératrice d’Iran Farah Pahlavi, prévu l’année suivante. Selon la tradition, les pièces doivent nécessairement être ornées de gemmes issues du Trésor National, conservé à la Banque Centrale d’Iran. Durant six mois, Pierre Arpels effectue 24 voyages à Téhéran, au cours desquels il sélectionne minutieusement les pierres puis reconstitue, en compagnie d’un contremaître et d’un dessinateur de la Maison, un véritable atelier dans la salle du trésor. De cette expérience unique résultent notamment la couronne de l’Impératrice, sertie de 1541 pierres (diamants, émeraudes, rubis et perles), des parures pour la fille et les sœurs du Shah d’Iran, mais aussi une source d’inspiration durable pour la Maison, désormais sensible à l’esthétique et aux motifs décoratifs perses.

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Le bijou comme une thérapie

Le bijou comme une thérapie

Amy Burkholder, c’est du bijou contemporain, très contemporain, et un amour du métal. Elle le tord, le triture, le découpe au gré de ses inspirations, pour un résultat très graphique et uber-moderne.

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Diplômée de l’université du Minnesota en Art et Finance, cette américaine s’est par la suite orientée vers la bijouterie via un Bench & Graduate Jeweler Certificates de la Revere Academy of Jewelry Arts de San Francisco. Elle a également enseigné la fabrication de bijoux au Minnetonka & Hopkins Center for the Arts dans le Minnesota et bénévolement à l’école Hopkins. Amy Burkholder se considère comme « une artiste émergente qui dessine et fabrique des pièces uniques ou en édition limitée de joaillerie. L’essence de mon travail est un jeu entre le mouvement et la sensualité. Mon travail est basé sur des messages cachés et la faculté de guérison dans l’univers« .

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Un peu barrée ? Sans doute, mais son discours est bien plus lisible une fois qu’on a compris qu’elle voyait son métier comme une thérapie… Et d’ailleurs, qu’importe, quand on voit la qualité de son travail et de ses inspirations…

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Amy Burkholder définit son travail somme un voyage spirituel, qui représente « où je suis allée et où je me trouve maintenant. Mon but est d’offrir des énergies guérisseuses aux gens qui portent mes bijoux pour leurs propres voyages. Je veux explorer mes passions en utilisant des formes sensuelles, de l’énergie cinétique et des qualités éclatantes (« vibrant qualities »).

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Le mot de la fin à la créatrice : « Je veux que les gens entrent en résonnance avec mes créations, où qu’ils en soient dans leur vie. Mon message d’amour de soi-même se transmet depuis mes mains jusque vers leurs cœurs« .