Trésor de Bijorhca

collier Baies d'Erelle

collier Baies d’Erelle

Bijorhca, le salon professionnel dédié à la joaillerie, bijouterie or – argent – fantaisie, horlogerie et aux industries qui s’y rattachent, c’était le week-end dernier. Et c’était très chouette, même si très crevant aussi (un peu comme tous les salons j’imagine!). Bref, j’y suis allée et j’ai vu tellement de choses intéressantes, de créateurs passionnés et attachants que ce serait in-résumable. Comble de l’horreur, je n’ai même pas pris de photos !

Mais ça ne m’empêchera pas de vous parler d’une créatrice remarquable et très très sympa, dont les pièces m’ont littéralement subjuguées. Il s’agit de la créatrice suisse Erelle Bertolini, qui incarne de manière punchy et enthousiaste sa marque, Baies d’Erelle.

Erelle

Erelle

Il est toujours casse-gueule de résumer le travail d’une créatrice et d’encapsuler une marque dans un univers particulier. Mais disons que ce que j’ai apprécié sur ce stand en particulier, c’est le mélange des genres et des styles : ou comment mixer des courbes et des lignes Art Nouveau avec et dans des accessoires à l’esprit très Rock. Je me doute que mes explications sont loin d’être claires, alors on va regarder ça en images. Et en commençant par ma collection favorite, celle des cigognes, que je trouve magnifique, en particulier ce collier d’épaules, qui m’a presque littéralement fait tomber à la renverse :

collier d'épaule Cigogne, Baies d'Erelle

collier d’épaule Cigogne, Baies d’Erelle

AH-13-Cigognes-Epaules-2Erelle

Pour voir un peu mieux lesdites cigognes, voici le bracelet assorti :

bracelet Cigognes, Baies d'Erelle

bracelet Cigognes, Baies d’Erelle

Une autre très jolie pièce :

Bague Baies d'Erelle

Bague Baies d’Erelle

Finalement, c’est logiquement Erelle Bertolini qui parle le mieux de sa marque. Selon elle, ses créations reflètent son « mode de vie folk et nomade, associant des matières métalliques et organiques en perpétuelle mouvance. Des chaînes de laiton, de cuivre ou d’argent vieilli se dessinent tels des fils conducteurs autour des pierres semi-précieuses. Subtil mariage entre dureté et failles, les irrégularités de ces pierres traduisent leur caractère brut et minéral« . Ses sources d’inspiration ? « Essentiellement les années 20 pour la richesse artistique de cette époque, mélangeant grâce et simplicité des lignes, libérant le corps et sublimant les courbes féminines. Dans mon travail de conception, je suis guidée par l’imaginaire fascinant des communautés tribales, allouant une symbolique mystique aux bijoux. Très influencée par l’état d’esprit folk des années 70 et son mode de vie hippie, ma démarche créative se veut libre et en perpétuelle évolution. Insufflant un style rétro par touches subtiles, les bijoux se mêlent parfois à des objets anciens, détournés de leur fonction originelle« .

Bref, je ne saurais trop vous conseiller de visiter son site et sa boutique en ligne.

collier Baies d'Erelle

collier Baies d’Erelle

Collier Baies d'Erelle

Collier Baies d’Erelle

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Cartier, suite et (peut-être) fin !

Cartier, suite et (peut-être) fin !

Suite de la visite de l’exposition Cartier, le style et l’histoire, qui se déroule actuellement au Grand Palais. (les épisodes 1 et 2 sont ici et ici).

Parmi les pièces qui m’ont le plus frappées, figure ce merveilleux bracelet Dauphin, signé Cartier Paris en 1969. Il s’agissait d’une commande. Il est en or gravé, 1028 diamants taille brillant pour un poids total de 33,73 carats, 2 émeraudes de forme poire (yeux). L’ouverture se fait grâce à un système pivotant de chaque côté.

Bracelet Dauphin, Cartier Paris, 1969

Bracelet Dauphin, Cartier Paris, 1969

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Pour rester dans l’univers du bestiaire, j’ai flashé sur le collier Serpent, commande de Maria Félix, l’une des muses de la Maison mise en avant lors de l’exposition. Il date de 1968 et est en platine, or blanc et or jaune, 2473 diamants taille brillant et baguette pour un poids total de 178,21 carats, 2 émeraudes de forme poire (yeux) et émail vert, rouge et noir.

Collier Serpent, commande de Maria Félix de 1968. Cartier Paris

Collier Serpent, commande de Maria Félix de 1968. Cartier Paris

Ensuite, j’avoue, je me suis bien amusée devant la vitrine ci-après, et ses petits animaux, notamment les caniches, qui ont, il faut bien le reconnaître, beaucoup de chien ! Celui qui est tout en bas est signé de Cartier Paris en 1958 (platine, diamants, rubis). Il  provient de la collection de la princesse Grace de Monaco (Collection Palais princier de Monaco), tout comme son copain situé à gauche et qui est lui, signé de Cartier Londres et 1960 (or, cabochons de rubis, rubis calibrés, perles et onyx).

Broches caniches, Cartier Paris 1958 et Cartier Londres 1960.

Broches caniches, Cartier Paris 1958 et Cartier Londres 1960.

Enfin, comment clore cette série « bestiaire » sans parler de la panthère, emblème de la Maison et surnom de Jeanne Toussaint, sa plus célèbre directrice artistique ?

Celle qui suit est l’un des joyaux de l’exposition. Il s’agit d’une broche-pince Panthère, signée Cartier Paris en 1949, en platine, or blanc, diamants taille 8/8, deux diamants jaunes de forme poire (yeux), un cabochon de saphir cachemire de 152,35 carats et cabochons de saphir (taches). Il a été vendu à la Duchesse de Windsor, autre aficionada de la Maison. C’est d’ailleurs la deuxième panthère que Cartier a exécutée pour la Duchesse, la première surmontait un cabochon d’émeraude.

Broche-pince Panthère, signée Cartier Paris en 1949

Broche-pince Panthère, signée Cartier Paris en 1949

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Autre panthère magnifique, ce bracelet rigide Panthères, de Cartier Paris (1958) en platine, or blanc, diamants taille brillant et 8/8, cabochons de saphir (taches), émeraudes taille marquise (yeux) et onyx (truffe) :

Bracelet rigide Panthères, de Cartier Paris (1958) en platine, or blanc, diamants taille brillant et 8/8, cabochons de saphir (taches), émeraudes taille marquise (yeux) et onyx (truffe)

Bracelet rigide Panthères, de Cartier Paris (1958) en platine, or blanc, diamants taille brillant et 8/8, cabochons de saphir (taches), émeraudes taille marquise (yeux) et onyx (truffe)

Sans transition aucune, parlons maintenant d’une autre muse de la Maison, Marjorie Merriweather Post et de sa fantastique broche-pendentif en émeraudes gravée, signée Cartier Londres en 1923, et remaniée par Cartier New York en 1928. Elle est en platine, émeraudes (dont 7 émeraudes gravées Mogholes du 17ème siècle, de 250 carats au total), diamants et émail.

Ladite broche a été immortalisée dans le portrait ci-après, signé Giulio de Blaas, également visible au Grand Palais :

Broche-pendentif en émeraudes gravée, signée Cartier Londres en 1923, et remaniée par Cartier New York en 1928.

Broche-pendentif en émeraudes gravée, signée Cartier Londres en 1923, et remaniée par Cartier New York en 1928.

marjorie

Ensuite, et toujours dans un joyeux bordel, j’ai eu un coup de foudre pour cette toute petite broche, signée Cartier Paris vers 1899. Elle est en or, acier, diamants taille rose, émail blanc et rose. L’image n’est pas très nette, la faute à l’éclairage et à la cohue du troisième âge qui rendait l’accès à cette vitrine difficile :

Broche signée Cartier Paris vers 1899

Broche signée Cartier Paris vers 1899

Pas très éloigné dans le temps, le collier suivant a été vendu à la reine de Siam. Daté de 1908 e signé Cartier Paris, il est en platine, diamants ronds taille ancienne, rose et 8/8, serti millegrain et soie :

Collier Cartier Paris, 1908

Collier Cartier Paris, 1908

Signalons ensuite cette merveille de collier, signé Cartier Paris en 1910, en platine, diamants taille 8/8, ronds taille ancienne et rose, saphirs facettés, perles fines, serti millegrain (provenance : Mary Scott Townsend et Mrs Donald LcElroy).

Collier, signé Cartier Paris en 1910

Collier, signé Cartier Paris en 1910

Un autre coup de coeur, ce bracelet vendu à Gloria Swanson et réalisé en 1930 par Cartier Paris. Il est en platine, diamants ronds taille ancienne et 8/8, et 47 disques de cristal de roche. Cette merveille vaut à elle-seule le déplacement au Grand Palais, tant elle est à pleurer de perfection :

Bracelet vendu à Gloria Swanson et réalisé en 1930 par Cartier Paris.

Bracelet vendu à Gloria Swanson et réalisé en 1930 par Cartier Paris.

Enfin, pour clore (si, si !) ce billet, un clin d’œil à mes amis, qui connaissent ma passion pour le rugby, avec cet étui à cigarette réalisé par Cartier Paris en 1908, en vermeil, émail translucide jaune et bleu de roi sur fond guilloché et un cabochon de saphir :

Etui à cigarette réalisé par Cartier Paris en 1908

Etui à cigarette réalisé par Cartier Paris en 1908

Cartier, la suite

Cartier, la suite

Je vous parlais hier de l’excellente exposition Cartier. Le style et l’histoire, au Grand Palais. Voici la suite de mon expédition ! Mais pas encore tout à fait la fin, non…

Je m’étais arrêtée aux pendules mystérieuses, une occasion de vous faire découvrir, presque sans transition, cette boîte à poudre de 1930, signé Cartier Paris pour Cartier Londres, en argent vermeil, platine, laque noire, corail et diamants taille rose. Cette boîte comprend un miroir, un compartiment à poudre et un tube de rouge. A priori, pas celui figurant sur l’image, puisque ce dernier est daté de 1935, et c’est un tube de rouge avec montre intégrée ! Il y en a plusieurs dans cette expo (des étuis à rouge) qui ont fait chavirer mon petit cœur ! (alors que, précisons, si j’utilise du rouge une fois par mois, c’est un maximum… Le cœur a ses raisons…)

Boîte à poudre de 1930, signé Cartier Paris pour Cartier Londres, en argent vermeil, platine, laque noire, corail et diamants taille rose. Tube de rouge. 1935, Cartier

Boîte à poudre de 1930, signé Cartier Paris pour Cartier Londres, en argent vermeil, platine, laque noire, corail et diamants taille rose. Tube de rouge. 1935, Cartier

Les images suivantes montrent un autre nécessaire, daté de 1931-1933, issu de la collection Cartier et parsemé de rubis :

Nécessaire, daté de 1931-1933, issu de la collection Cartier

Nécessaire, daté de 1931-1933, issu de la collection Cartier

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Toujours dans le registre de la toilette, le peigne de l’image ci-dessous m’a littéralement emballé. Il s’agit d’une commande de Barbara Hutton de 1937, en platine, écaille blonde, diamants taille baguette, ancienne, brillant et 8/8. Il est accompagné de son étui à découpe profilée. Le cadre de la photo comporte un portrait sur plaque d’ivoire de Barbara Hutton ; il s’agit d’une commande de M. Frank L. Hutton, père de Barbara Hutton, datée de 1931.

Peigne de Barbara Hutton de 1937, en platine, écaille blonde, diamants taille baguette, ancienne, brillant et 8/8. Le cadre de la photo comporte un portrait sur plaque d'ivoire de Barbara Hutton ; il s'agit d'une commande de M. Frank L. Hutton, père de Barbara Hutton, datée de 1931.

Peigne de Barbara Hutton de 1937, en platine, écaille blonde, diamants taille baguette, ancienne, brillant et 8/8. Le cadre de la photo comporte un portrait sur plaque d’ivoire de Barbara Hutton ; il s’agit d’une commande de M. Frank L. Hutton, père de Barbara Hutton, datée de 1931.

Mais revenons un peu aux bijoux, et aux pierre chatoyantes !

Le collier suivant, archi-connu, est un collier hindou de 1936, commande de Daisy Fellowes, transformé en 1963, en platine, or blanc, diamants taille marquise, baguette et ronds raille ancienne, treize saphirs taille briolette pour un poids total de 146,90 carats, deux saphirs gravés en forme de feuille de 50,80 et 42,45 carats, boules de saphirs, un cabochon de saphir, émeraudes carrées gravées, boules d’émeraudes côtelées et lisses cabochons d’émeraudes, rubis gravés en forme de feuille, boules de rubis lisse et gravées et cabochons de rubis.

Collier hindou de 1936, commande de Daisy Fellowes, transformé en 1963

Collier hindou de 1936, commande de Daisy Fellowes, transformé en 1963

Le jeu étant de toutes les repérer, je suis sympa et je vous mets une meilleure image !

Collier hindou, cartier

Collier hindou, cartier

Restons en orient, avec cette paire de pendants d’oreilles, signée Cartier New York en 1926, en platine, diamants ronds taille ancienne et 8/8, deux anneaux de jade, cabochons et boules de corail, émail rouge pour les motifs chinois. Le motif en émail est un idéogramme, version simplifiée du symbole chou, qui signifie longue vie.

Pendants d'oreilles de 1926, Cartier New York

Pendants d’oreilles de 1926, Cartier New York

Egalement en jade, ce fume-cigarette date de 1925. Signé Cartier Paris, il est en platine, jade blanc, jade vert, onyx, et diamants taille rose. Un objet à vous faire regretter une non-addiction à la nicotine non ? (enfin, je dis ça, je ne sais pas trop, vu que oui, la nicotine, je connais…)

Fume-cigarette de 1925. Signé Cartier Paris, il est en platine, jade blanc, jade vert, onyx, et diamants taille rose.

Fume-cigarette de 1925. Signé Cartier Paris, il est en platine, jade blanc, jade vert, onyx, et diamants taille rose.

L’image suivante est une broche de 1922, issue de la collection Cartier. Elle est en platine, diamants ronds taille ancienne et 8/8, une émeraude de forme poire de 19,45 carats, une émeraude boule percée, cabochons d’émeraude, corail et onyx :

broche de 1922, collection Cartier

broche de 1922, collection Cartier

Ci-dessous, une broche-cliquet Boteh en or, platine, diamants ronds taille ancienne et 8/8, rubis suiffés, jade gravé et percé, émail noir. Datée de 1925, elle est signée Cartier Paris :

broche-cliquet Boteh en or, platine, diamants ronds taille ancienne et 8/8, rubis suiffés, jade gravé et percé, émail noir, datée de 1925

broche-cliquet Boteh en or, platine, diamants ronds taille ancienne et 8/8, rubis suiffés, jade gravé et percé, émail noir, datée de 1925

Le bijou de la photo ci-dessous est plus ancien puisqu’il date de 1913. Il s’agit d’un pendentif égyptien en platine, diamants de forme triangulaire et poire, diamants ronds taille ancienne, 8/8 et rose, Onyx calibrés et de forme fantaisie Serti millegrain. Il est issu de la collection Cartier.

Pendentif égyptien de 1913, Cartier.

Pendentif égyptien de 1913, Cartier.

Pour terminer cette série orientalisante, et après les émeraudes, passons du côté du rubis, avec cette bague Boule,  signée Cartier Paris en 1964, en or godronné, platine, diamants taille brillant et boules de rubis.

Bague Boule, signée Cartier Paris en 1964 en or godronné, platine, diamants taille brillant et boules de rubis.

Bague Boule, signée Cartier Paris en 1964 en or godronné, platine, diamants taille brillant et boules de rubis.

Enfin, le collier qui suit est un collier de chien en rubis, perles et diamants, signé Cartier en 1931. Il s’agit d’un élément d’une parure de trois colliers imposants commandés par le maharajah de Patiala pour la maharani. 

Collier de chien en rubis, perles et diamants, signé Cartier en 1931.

Collier de chien en rubis, perles et diamants, signé Cartier en 1931.

La suite (et la fin je pense!), au prochain épisode!

Cartier au Grand Palais, premier épisode

Cartier au Grand Palais, premier épisode

Non, je ne suis pas encore morte !! Et oui, je poste beaucoup moins sur ce blog. La faute à une formation passionnante mais prenante, à DEUX réveillons du jour de l’an, et à la vie, qui m’a un peu étourdie en ce début d’année.

Mais je vais me rattraper de suite puisque, OUI, j’ai enfin vue l’expo Cartier. Le style et l’histoire, au Grand Palais !

Cette exposition, absolument unique de par les pièces révélées et par le lieu mythique, je me doutais bien qu’elle était sensationnelle. Je ne savais pas à quel point… Elle a été pensée et conçue comme une exposition d’histoire de l’art : les créations de la maison de joaillerie sont montrées dans le contexte de l’évolution des usages et des styles, ce qui la rend très vivante, de mon point de vue.

« Les quelques 600 bijoux, pièces de joaillerie, objets, montres et pendules, sont donc accompagnés de témoins de la vie artistique et du goût de leur temps : des robes et autres accessoires, des photographies publicitaires, des gravures, des revues de mode. En convoquant les sources nourrissant chaque étape marquante de l’histoire de la maison, cette exposition ambitionne de mettre en perspective les choix stylistiques de Cartier. Près de trois cents dessins préparatoires, ainsi que de nombreux documents d’archives complémentaires (registres de stocks, cahiers d’idées, dessins relatifs à la boutique rue de la Paix, photographies, plâtres…) achèvent d’enrichir le propos, illustrant les coulisses de la création« .

Tout au long du parcours sont mises à l’honneur des pièces-phares dans l’histoire de Cartier, au premier rang desquels des diadèmes somptueux, dont les plus majestueux sont exposés dans une vitrine tournante, rendue difficile d’accès par la foule qui s’y presse…

LA vitrine à diadèmes de l'expo Cartier

LA vitrine à diadèmes de l’expo Cartier
Diadème de 1905, collection Cartier

Diadème de 1905, collection Cartier

Diadème de la Comtesse Moy, 1909, Qatar Museums Authority, Doha

Diadème de la Comtesse Moy, 1909, Qatar Museums Authority, Doha

Diadème de 1910, collection Cartier

Diadème de 1910, collection Cartier

Diadème kokochnik de 1908, Platine, Quinze diamants de forme poire pour un poids total de 19 carats environ , Diamants ronds taille ancienne, Perles fines, Serti muguet pour les suspensions mobiles des diamants de forme poire, collection Cartier

Diadème kokochnik de 1908, Platine, Quinze diamants de forme poire pour un poids total de 19 carats environ ,
Diamants ronds taille ancienne, Perles fines, Serti muguet pour les suspensions mobiles
des diamants de forme poire, collection Cartier

Diadème de Marie Bonaparte, de 1907, Qatar Museums Authority, Doha

Diadème de Marie Bonaparte, de 1907, Qatar Museums Authority, Doha

Pour le reste, et comme je vais essayer de légender au maximum ce que j’ai vu, je vais laisser tomber la visite thématique pour vous montrer les pièces qui m’ont le plus parlé (et celles que j’ai réussi à prendre!).

On va commencer « ma » visite par cette boucle de ceinture Chardon, en vermeil ciselé, fournie à la Maison par l’atelier de Ferdinand Erhart. Notable car il s’agit d’une des très rares pièces de style Art Nouveau vendues par Cartier :

 boucle de ceinture Chardon, en vermeil ciselé, fournie à la Maison par l'atelier de Ferdinand Erhart

boucle de ceinture Chardon, en vermeil ciselé, fournie à la Maison par l’atelier de Ferdinand Erhart

Poursuivons avec ce pendentif (flou, certes), de style Renaissance provenant de l’atelier de Léon Coulon et réalisé vers 1900. Il est en or, argent, diamants ronds taille ancienne et rose, saphirs carrés, rectangulaires et ronds, facettés, rubis ronds facettés et calibrés, émeraudes de forme fantaisie, perle fine.

Pendentif  de style Renaissance provenant de l'atelier de Léon Coulon, circa 1900

Pendentif de style Renaissance provenant de l’atelier de Léon Coulon, circa 1900

Soudain, au détour d’une vitrine, cette magnifique robe du soir, portée par Anna Gould, Redfern, vers 1905-1907, en mousseline de soie vieux rose, résille de filés métalliques, tulle de coton écru, dentelle mécanique de coton écrue, broderies de perles de verre irisé et fils de soie formant des motifs de roses et de nœuds. Elle provient du Musée Galliera.

Robe du soir, portée par Anna Gould, Redfern, vers 1905-1907

Robe du soir, portée par Anna Gould, Redfern, vers 1905-1907

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La photo ci-dessous montre, en bas, un bracelet de 1923, en platine, or, diamants ronds taille ancienne et taille rose, avec une émeraude gravée de 57,80 carats, des boules d’émeraudes côtelées, des rondelles d’onyx et de l’émail noir.

bracelet de 1923, Cartier

bracelet de 1923, Cartier

Dans un registre différend, voici un flacon à parfum de 1925, qui est une émeraude gravée. Le flacon et son bouchon pèsent 184,46 carats.

Flacon à parfum en émeraude gravée, Cartier, circa 1925

Flacon à parfum en émeraude gravée, Cartier, circa 1925

La suite, c’est ce bracelet Chimères, qui était une commande de 1929. Il est en platine, diamants de forme poire, ronds taille ancienne 8/8 et taille anglaise, cabochons de saphirs, saphirs et émeraudes suiffés, cristal de roche godronné (gorge)

Bracelet Chimères, commande de 1929, Cartier

Bracelet Chimères, commande de 1929, Cartier

Passons à la géométrie et à la recherche de volume avec ce magnifique bracelet-montre à boitier coulissant, signé Cartier New-York en 1940. Il est en or vert, or rose, platine, diamants taille brillant et 8/8 avec un diamant taille rose. Xmas 1940 est gravé sur le fond de la boîte.

Bracelet-montre à boitier coulissant, signé Cartier New-York en 1940.

Bracelet-montre à boitier coulissant, signé Cartier New-York en 1940.

Pour rester dans l’horlogerie, qui tient bien évidemment une place importante dans cette exposition, voici une des « pendules mystérieuses » à axe central. Ces pendules ont une histoire fascinante. Elles sont l’ invention de l’illusionniste Jean-Eugène Robert-Houdin, père de la magie moderne qui fut d’abord horloger à Tours. Il a présenté la première en 1839 lors de l’exposition de produits de l’industrie française, pendule dont les aiguilles semblent tourner par miracle dans un cadran transparent, lui-même perché sur une colonne de cristal. L’innovation fut repérée par Maurice Couët, issu d’une lignée d’horloger, qui devint fournisseur de pendules de Cartier à partir de 1911. Bref, je vous laisse admirer la merveille, créée en 1927, en or, platine, cristal de roche, diamants taille rose, émail noir, corail, onyx, obsidienne (socle), ébonite (embase). Provenance :  Reine  Victoria Eugenia d’Espagne, épouse d’Alphonse XIII :

Pendule mystérieuse à axe central, Cartier Paris 1927

Pendule mystérieuse à axe central, Cartier Paris 1927

La suite, ce sera pour demain, si tout va bien !