Cartier au Grand Palais, premier épisode

Non, je ne suis pas encore morte !! Et oui, je poste beaucoup moins sur ce blog. La faute à une formation passionnante mais prenante, à DEUX réveillons du jour de l’an, et à la vie, qui m’a un peu étourdie en ce début d’année.

Mais je vais me rattraper de suite puisque, OUI, j’ai enfin vue l’expo Cartier. Le style et l’histoire, au Grand Palais !

Cette exposition, absolument unique de par les pièces révélées et par le lieu mythique, je me doutais bien qu’elle était sensationnelle. Je ne savais pas à quel point… Elle a été pensée et conçue comme une exposition d’histoire de l’art : les créations de la maison de joaillerie sont montrées dans le contexte de l’évolution des usages et des styles, ce qui la rend très vivante, de mon point de vue.

« Les quelques 600 bijoux, pièces de joaillerie, objets, montres et pendules, sont donc accompagnés de témoins de la vie artistique et du goût de leur temps : des robes et autres accessoires, des photographies publicitaires, des gravures, des revues de mode. En convoquant les sources nourrissant chaque étape marquante de l’histoire de la maison, cette exposition ambitionne de mettre en perspective les choix stylistiques de Cartier. Près de trois cents dessins préparatoires, ainsi que de nombreux documents d’archives complémentaires (registres de stocks, cahiers d’idées, dessins relatifs à la boutique rue de la Paix, photographies, plâtres…) achèvent d’enrichir le propos, illustrant les coulisses de la création« .

Tout au long du parcours sont mises à l’honneur des pièces-phares dans l’histoire de Cartier, au premier rang desquels des diadèmes somptueux, dont les plus majestueux sont exposés dans une vitrine tournante, rendue difficile d’accès par la foule qui s’y presse…

LA vitrine à diadèmes de l'expo Cartier

LA vitrine à diadèmes de l’expo Cartier
Diadème de 1905, collection Cartier

Diadème de 1905, collection Cartier

Diadème de la Comtesse Moy, 1909, Qatar Museums Authority, Doha

Diadème de la Comtesse Moy, 1909, Qatar Museums Authority, Doha

Diadème de 1910, collection Cartier

Diadème de 1910, collection Cartier

Diadème kokochnik de 1908, Platine, Quinze diamants de forme poire pour un poids total de 19 carats environ , Diamants ronds taille ancienne, Perles fines, Serti muguet pour les suspensions mobiles des diamants de forme poire, collection Cartier

Diadème kokochnik de 1908, Platine, Quinze diamants de forme poire pour un poids total de 19 carats environ ,
Diamants ronds taille ancienne, Perles fines, Serti muguet pour les suspensions mobiles
des diamants de forme poire, collection Cartier

Diadème de Marie Bonaparte, de 1907, Qatar Museums Authority, Doha

Diadème de Marie Bonaparte, de 1907, Qatar Museums Authority, Doha

Pour le reste, et comme je vais essayer de légender au maximum ce que j’ai vu, je vais laisser tomber la visite thématique pour vous montrer les pièces qui m’ont le plus parlé (et celles que j’ai réussi à prendre!).

On va commencer « ma » visite par cette boucle de ceinture Chardon, en vermeil ciselé, fournie à la Maison par l’atelier de Ferdinand Erhart. Notable car il s’agit d’une des très rares pièces de style Art Nouveau vendues par Cartier :

 boucle de ceinture Chardon, en vermeil ciselé, fournie à la Maison par l'atelier de Ferdinand Erhart

boucle de ceinture Chardon, en vermeil ciselé, fournie à la Maison par l’atelier de Ferdinand Erhart

Poursuivons avec ce pendentif (flou, certes), de style Renaissance provenant de l’atelier de Léon Coulon et réalisé vers 1900. Il est en or, argent, diamants ronds taille ancienne et rose, saphirs carrés, rectangulaires et ronds, facettés, rubis ronds facettés et calibrés, émeraudes de forme fantaisie, perle fine.

Pendentif  de style Renaissance provenant de l'atelier de Léon Coulon, circa 1900

Pendentif de style Renaissance provenant de l’atelier de Léon Coulon, circa 1900

Soudain, au détour d’une vitrine, cette magnifique robe du soir, portée par Anna Gould, Redfern, vers 1905-1907, en mousseline de soie vieux rose, résille de filés métalliques, tulle de coton écru, dentelle mécanique de coton écrue, broderies de perles de verre irisé et fils de soie formant des motifs de roses et de nœuds. Elle provient du Musée Galliera.

Robe du soir, portée par Anna Gould, Redfern, vers 1905-1907

Robe du soir, portée par Anna Gould, Redfern, vers 1905-1907

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La photo ci-dessous montre, en bas, un bracelet de 1923, en platine, or, diamants ronds taille ancienne et taille rose, avec une émeraude gravée de 57,80 carats, des boules d’émeraudes côtelées, des rondelles d’onyx et de l’émail noir.

bracelet de 1923, Cartier

bracelet de 1923, Cartier

Dans un registre différend, voici un flacon à parfum de 1925, qui est une émeraude gravée. Le flacon et son bouchon pèsent 184,46 carats.

Flacon à parfum en émeraude gravée, Cartier, circa 1925

Flacon à parfum en émeraude gravée, Cartier, circa 1925

La suite, c’est ce bracelet Chimères, qui était une commande de 1929. Il est en platine, diamants de forme poire, ronds taille ancienne 8/8 et taille anglaise, cabochons de saphirs, saphirs et émeraudes suiffés, cristal de roche godronné (gorge)

Bracelet Chimères, commande de 1929, Cartier

Bracelet Chimères, commande de 1929, Cartier

Passons à la géométrie et à la recherche de volume avec ce magnifique bracelet-montre à boitier coulissant, signé Cartier New-York en 1940. Il est en or vert, or rose, platine, diamants taille brillant et 8/8 avec un diamant taille rose. Xmas 1940 est gravé sur le fond de la boîte.

Bracelet-montre à boitier coulissant, signé Cartier New-York en 1940.

Bracelet-montre à boitier coulissant, signé Cartier New-York en 1940.

Pour rester dans l’horlogerie, qui tient bien évidemment une place importante dans cette exposition, voici une des « pendules mystérieuses » à axe central. Ces pendules ont une histoire fascinante. Elles sont l’ invention de l’illusionniste Jean-Eugène Robert-Houdin, père de la magie moderne qui fut d’abord horloger à Tours. Il a présenté la première en 1839 lors de l’exposition de produits de l’industrie française, pendule dont les aiguilles semblent tourner par miracle dans un cadran transparent, lui-même perché sur une colonne de cristal. L’innovation fut repérée par Maurice Couët, issu d’une lignée d’horloger, qui devint fournisseur de pendules de Cartier à partir de 1911. Bref, je vous laisse admirer la merveille, créée en 1927, en or, platine, cristal de roche, diamants taille rose, émail noir, corail, onyx, obsidienne (socle), ébonite (embase). Provenance :  Reine  Victoria Eugenia d’Espagne, épouse d’Alphonse XIII :

Pendule mystérieuse à axe central, Cartier Paris 1927

Pendule mystérieuse à axe central, Cartier Paris 1927

La suite, ce sera pour demain, si tout va bien !

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3 réflexions sur “Cartier au Grand Palais, premier épisode

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