Ce blog va évoluer…

… mais pas tout de suite, j’ai trop de travail!
En attendant une accalmie, voici le programme du week end en Auvergne !
programme JEMA2016 domaine_de_la_prade

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Faute avouée…

Mea culpa, mea maxima culpa! Je sais, ce blog n’est plus une jachère, c’est le désert de Gobi! Mais j’ai des circonstance atténuantes : Un cambriolage de mon domicile, la remise de mon mémoire de fin d’année, le passage du CAP puis la soutenance du mémoire susmentionné, mon départ provisoire en Auvergne pour un stage de deux mois en émaillage sur lave (on en reparlera…) et le wifi en rade pour cause de tempête de grêle !

Scolairement parlant, cette fin d’année a été un beau succès puisque j’ai fini major de ma promo et que j’ai reporté le concours de Swarovski, qui était l’objet de mon mémoire. Sans parler de l’obtention du CAP !

Bref, c’est la rentrée, et je suis toujours sous pression puisque malheureusement, je n’ai toujours pas trouvé l’alternance bijoutière qui me rouvrirait les portes de mon école…

Qu’à cela ne tienne, j’ai du retard à rattraper côté articles et je vais redémarrer au plus vite la rédaction de plusieurs papier, l’été ayant été prolixe en communiqués de presse divers !

Le chemin des écoliers 2

Vu que mes amis semblent contents d’avoir (un peu) de mes nouvelles par blog interposé (et ), je vais continuer à vous présenter mon école, l’Académie des Métiers d’Art. Le jeudi, c’est le jour de notre dose hebdomadaire de Création. Là, autant dire qu’on entre dans une autre dimension… La faute à Alina Alamorean,qui nous embarque dans son univers déjanté et surréaliste, imaginatif et débrouille. Alina, c’est une personne spéciale à mon cœur, quelqu’un qui sait me motiver et m’encourager comme presque personne ne sait le faire (hein Dagmar!!). Avec elle, j’ai appris à me moquer de ma nullité pathologique en dessin (mais j’y travaille, oui!), pour me concentrer sur l’essentiel, la création. Alina, elle a su, par son enthousiasme inaltérable et sa bonne humeur infinie, me décomplexer et me laisser donner libre cours à mes inspirations et autres idées déjantées. Elle aussi, je lui dois beaucoup.

Sans rire, allez sur son site, pour avoir un aperçu de son formidable travail et de son univers, ça vaut le détour. D’ailleurs, pour vous donner une petite idée, voici des images prises lors d’un de ses vernissages :

Alina Alamorean photo (3) photo

Le jeudi après-midi, c’est retour sur terre avec nos cours d’histoire de l’art et la passionnante Ania Guini, historienne, conférencière et écrivain spécialisé dans le domaine des métiers d’art. Un petit bout de femme passionnée et extrêmement touchante, elle aussi. Ses cours ne sont pas de tout repos, et la prise de note se fait en mode machine, même pour une ancienne journaliste, mais Ania sait communiquer son amour de l’histoire en général et des arts décoratifs en particulier. Et depuis que je suis amie avec elle sur Facebook, j’ai découvert qu’elle milite activement pour la conservation du patrimoine, celui-ci s’entendant en France et hors de l’Hexagone. Une juste cause que je partage souvent avec elle, tant la capacité des hommes à détruire le beau me semble infinie. On a besoin de gens comme Ania, aussi et surtout quand on veut apprendre !

Comme je n’ai pas de photo d’elle, je vous mets ici, un lien sur son blog où elle parle d’art, s’emporte, vibre et vit.

Le vendredi, c’est Marketing et Environnement de l’Entreprise, avec Frédérique Ubaldi. Pour son parcours, on va faire court et dire que c’est une ancienne professionnelle de la communication et du marketing, qui a notamment sévi chez I&E, EuroDel et  la Fondation Accenture France. Fondatrice de L’Académie, c’est une des profs avec laquelle je me suis sentie immédiatement à l’aise, et pas seulement parce que son domaine d’intervention fut mon cœur de sujet en tant que journaliste. Je pense que ça vient du fait que, là encore, humainement, c’est quelqu’un de très grande valeur, mais pas seulement. En fait, je ne sais pas si les autres élèves le perçoivent, mais Frédérique, c’est quelqu’un qui a un grand sens pratique, qui connait la vie en entreprise et qui essaye de nous préparer au mieux à ce qui nous attend. Et c’est louable. Au-delà de ça, c’est enfin quelqu’un de profondément gentil, sans la connotation négative que l’on réserve parfois à ce mot s’entend (et je dis ça alors qu’elle m’a privée d’une invitation chez Chanel, autant dire que je l’aime beaucoup Frédérique!) (Comment ça, rancunière, MOI ??).

Je me rends compte que je n’ai qu’une photo de Frédérique, où on la voit en arrière-plan, sur un salon :

Salon au CNIT, l'Académie des métiers d'Art avait amené son établi !

Salon au CNIT, l’Académie des métiers d’Art avait amené son établi !

Ce qui me fait réaliser, horreur ! Malheur !, que je ne vous ai pas encore parlé de Marc, notre chef d’atelier et que mes courtes nuits ne sont pas finies ! Mais ça, ce sera pour le prochain épisode !

Le chemin des écoliers

Shame on me ! Une éternité que je n’ai pas écrit sur ce blog ! Je l’avoue : je manque de temps, qui file à une vitesse vertigineuse ! Pensez donc : moins de deux semaines et le CAP commence. Le 2 juin, et jusqu’au 18, rien de moins ! Alors que je m’étais promis de vous parler régulièrement de mon école, quelle misère.

Je vais tenter de me rattraper un peu, en mode 3615MAVIE.

Donc, comme vous le savez si vous avez (un peu) suivi (ici), j’étais journaliste et je voulais depuis longtemps me former dans la création de bijoux. Et j’ai franchi le pas en septembre 2013 en intégrant l’Académie des Métiers d’Art. Les deux premiers mois ont été  très durs. J’imagine que c’est un peu le cas de tous les élèves. Dans mon cas à moi, il a fallu que j’arrête de flipper, que je relâche (un peu) de pression: parce que, soyons clairs, passer d’une profession 100% intellectuelle (oui, enfin, passons…), à un métier 100% manuel, ça comporte son lot de questionnements, de doutes, d’autoflagellation, j’en passe et des meilleures. Ajoutez à cela le fait que vous êtes presque doyenne de promo, face à de fringantes (charmantes) petites jeunes, avec de surcroit un handicap, bref, le premier trimestre a été un peu difficile.

Et je me rends compte que j’ai vraiment beaucoup de chance, parce que je suis tombée sur des professeurs extraordinaires, patients, compréhensifs et admirablement humain. Bon, en fait, je sais pourquoi je n’ai pas abordé le sujet avant, sans doute beaucoup par pudeur et aussi  parce que je les côtoie tous les jours et bref, passons, là aussi.

Pour commencer, il y a Dagmar, notre prof de cire. Dagmar, c’est un peu notre maman à tous. C’est la patience et la gentillesse incarnée cette femme là. Et qui plus est, elle nous cuisine des petits plats pour nous réconforter (si, si, je vous jure ! Bon, il faut aimer la cannelle, mais perso j’adore ses gâteaux). La preuve en image :

Dagmar Von , à l'Académie des Métiers d'Art

Dagmar Von , à l’Académie des Métiers d’Art

Et je lui en ai fait baver à Dagmar ! Je crois bien que j’ai passé le premier trimestre à bousiller consciencieusement toutes les pièces que j’avais réussi à pondre : hop, un coup de cutter un peu trop violent et je nique ma bague! Hop, un coup de fer à souder sur ma pyramide évidée et…( Comment ça, ça fond à cette vitesse, la cire ?)… boum, des mikados ! Eh bien Dagmar ne s’est pas découragée, contrairement à moi certains jours hein ! Elle m’a tellement soutenue qu’elle a réussi à me faire croire que quelque chose était possible ! Et voilà le résultat :

Travail de la cire à L'Académie des Métiers d'Art

Travail de la cire à L’Académie des Métiers d’Art

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Ca n’a l’air de rien, mais si vous aviez vue ma pyramide ou ce qu’il en reste, vous comprendriez !

Dagmar, c’est ma chouchou, mon soleil du lundi, une vraie découverte humaine et sensible. Tout ce que je fais avec mon scalpel, mes spatules et mes limes, je le lui dois ! Dagmar, merci, merci, merci !

Dagmar

Et pour ne rien gâcher, Dagmar, c’est également une créatrice surdouée, qui fait des bijoux légers comme des plumes mais poétiques et aériens. Son site est , et je crois qu’il faudrait qu’elle le mette un peu à jour !

Ensuite, le mardi, on passe au métal avec Benoît, joaillier de talent de son état. Son site est ici et il a l’air mis à jour ! Ici, il est en photo avec Manu, le seul garçon de notre promo!

Benoit

Benoît, j’ai dû le rendre chèvre lui aussi! Son métier, c’est la rigueur et c’est ce qu’il a commencé à nous inculquer. A l’atelier, ça veut dire découper des carrés de 40 sur 40 (millimètres, oui). Et là, vous vous dites, facile, de quoi elle parle là ! Ben, personnellement, ça n’a pas été facile. Du tout. Alors que j’étais ravie de mon carré parfaitement droit de 39,7 sur 39,7. Lui aussi. Ah ça, il était d’équerre! Mais, pas à 40…  « Allez, tu me refais le même à 40, OK ? ».  Ben tiens !

Le truc, c’est que Benoît, il est sympa, il te renvoie ton carré avec un air si désolé que tu as envie de le lui faire, son p2Z…^\! de carré à 40!. Je passerai sous silence mes premières soudures, mes premiers ajourages… Mais au final, on s’en sort plutôt pas mal et on arrive à faire des trucs comme ça :

cyclo

Bref, Benoît, il est non seulement super doué, mais aussi et surtout, super à l’écoute et très très disposé à partager son savoir, ses petites astuces et à nous aider. Il est d’une aide précieuse, et c’est un des piliers de notre formation. Son enseignement, c’est celui de la patience, de la rigueur donc, et ce n’est pas anodin : il nous forme à être de bons bijoutiers.

Je me rends compte que, dit comme ça, ses cours ont l’air chiants, mais ils ne le sont pas, précisément parce que Benoît est un mec cool, sympa, marrant, et qu’il est juste.

La preuve qu’on rigole aussi pendant ses cours :

ego trip

Le mercredi, on passe à la gouache. Autant dire que là, j’appréhendais complètement, n’ayant pas tenu de pinceau entre mes mains depuis mes 14 printemps environ (à part pour repeindre mes murs, mais ça, c’est une autre histoire… ). Donc, pour Bruno Cona, dessinateur professionnel de talent, la tâche était ardue. Et je lui en ai fait baver, au pauvre Bruno! Je me suis énervée, je l’ai engueulé, je crois même que j’en ai pleuré sur mon pinceau à trois poils ! Parce que c’est à peu près ça ! Je partais donc de très très loin… Du coup, ma marge de progression a été impressionnante. Je le dis modestement, parce qu’il me reste du chemin à faire, mais voilà quelques dessins réalisés pendant le cours de Bruno :

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Ce n’es pas encore parfait et ces dessins datent de quelques mois, mais pour quelqu’un qui n’a JAMAIS dessiné de sa vie, je crois que c’est un bon début, non ?

Bon, il commence à se faire tard et vous l’avez deviné, j’ai pas mal de travail en ce moment. Je reprends très vite cet article pour vous parler du reste de notre corps enseignant, il mérite bien quelques heures de sommeil en moins !

 

 

 

Retour à l’école !

Commençons par le commencement. Au départ donc, je suis journaliste, et ce depuis près de 15 ans. Mais déjà avant ça, je bricolais des bijoux, à partir de pièces récupérées en brocantes, avec des bouts de fils, de l’alu, des perles de rocaille… Bref, tout ce que je trouvais. Et j’ai bien sûr eu l’idée de passer à une étape plus « professionnelle ». Et donc de me former. Problème quand on est en poste, puisqu’il s’agit d’une formation de reconversion franche et que l’idée ne séduit pas forcément un employeur… Bref, le hasard a bien fait les choses puisque mon projet était relativement formalisé dans ma tête quand ma boîte a été liquidée. Pour la deuxième fois en deux ans.

J’ai donc profité de ces circonstances somme toute assez malheureuses pour me faire payer cette formation. (Précisons que ce n’est pas Pôle Emploi qui me finance, mais ça, c’est une autre histoire…)

Bref, là encore, j’ai eu un pot incroyable : mon « timing » était sérré et que les formations n’étaient pas nombreuses ; certaines avaient mauvaise presse, d’autres étaient trop longues… Me restait le BJOP, que je trouvais, disons-le franchement, un poil préhistorique… Et puis, entre temps, une nouvelle école s’est lancée. On s’est contactés, j’ai passé tests et entretiens, … et me voilà partie pour 9 mois de cours intensif pour préparer le CAP de bijoutierie-joaillerie à l’Académie des métiers d’art ! Avec pour but de lancer une activité par la suite.

Autant dire que je n’ai pas une seconde regretté ce choix. Question de feeling, question de timing, question de tout en fait ! D’abord parce que l’ambiance est plus que bonne : détendue mais studieuse. Les autres étudiants (une majorité de filles) s’échelonnent de 17 à 46 ans, et ça aussi, c’est plutôt pas mal, puisqu’on s’apporte beaucoup, qu’on échange beaucoup aussi et qu’on s’entraide.

nos ateliers à l'Académie des métiers d'art

nos ateliers à l’Académie des métiers d’art

Côté programme, c’est très dense : on se partage entre atelier et cours magistraux. Heureusement, on a des profs supers, vraiment géniaux, stricts mais encourageants et surtout assez conscients de notre charge de travail… Nos profs, je vous en ferai un billet à part entière parce qu’il y a carrément matière:-)

Ils se partagent la lourde tâche de nous enseigner la cire, le métal (en atelier), l’histoire de l’art, le dessin technique, la création, la gouache et le marketing.

Toujours à l'atelier de l'Académie des métiers d'art

Toujours à l’atelier de l’Académie des métiers d’art

Et, cerise sur la gâteau, si je puis dire, notre marraine de promo est Valérie Samuel, vice-présidente Collection Jewelry and Accessories de Swarovski. Et elle chapeaute personnellement notre projet de fin d’année pour la marque. (Ca aussi, ça fera l’objet d’un billet à part entière).

Voilà notre promo, avec notre marraine et notre prof de gouache, au showroom de Swarovski :

Première promotion de l'Académie des métiers d'art !

Première promotion de l’Académie des métiers d’art !

Voilà, dans les grandes lignes, ma nouvelle vie à l’école !

Et là, je dois vous laisser, parce que demain, j’ai cours !

3615MAVIE

Je ne me suis pas trop épanchée sur ma vie privée dans ce blog. Si je le fais (un peu) aujourd’hui, c’est à la demande pressante de certaines de mes amies, qui pensent, à raison, que j’ai tort de ne pas partager avec mon lectorat l’expérience formidable que je vis en ce moment. 

Donc, pour faire court, je suis en reconversion professionnelle. Avant, j’étais journaliste, en presse spécialisée, poste que j’ai occupé pendant plus de 12 ans. Malheureusement, la presse va mal, et j’ai toujours été assez pessimiste sur le devenir de cette belle profession. Sentiment qui ne s’est pas amélioré quand j’ai subi une première liquidation en 2010. Pour plein de raisons, j’ai alors rempilé et fait partie d’une petite cellule qui a relancé un magazine from scratch, ou presque. Expérience palpitante et exténuante mais très enrichissante. Notre projet était viable, mais notre actionnaire, beaucoup moins… Fin 2012, re-liquidation judiciaire. Mais celle-ci, sans notre patron iconique, qui était à la fois un homme de presse et de pub, mais surtout un type épatant et profondément humain. A ce moment-là, et également pour plein de bonnes raisons à la fois professionnelles et personnelles, j’ai été volontaire au départ. Et j’ai profité de la période de mon « contrat de sécurisation professionnelle » pour monter un dossier de reconversion.

(Je vous passe ici les détails palpitants de ma vie dans les méandres de l’administration française, qui avait trouvé le moyen de paumer mon dossier, avant de me dire gentiment que mon projet, il était bien sympa, mais que ça aurait été plus pratique que je me fasse liquider en mai pour le financer. En gros.)

Bref, mon projet a fini par se monter grâce notamment à l’aide d’une association super qui s’appelle Cap Emploi et qui aide les demandeurs d’emploi handicapés à faire valoir leurs droits.

Parce que oui, je ne l’avais pas encore mentionné, mais je suis un travailleur handicapé, étant malentendante à près de 80% sur certaines fréquences.

Breeeef.

Me voilà de retour sur les bancs de l’école.

Pas n’importe quelle école, puisque je vais faire partie de la première promotion de l’Académie des métiers d’art. Une école formidable, avec plein de profs passionnés, ultra-professionnels, inspirants et motivants.

Je prépare un CAP de bijouterie-joaillerie, que je vais passer en juin 2014.

Et comme mes copines me tannent pour que j’en parle sur ce blog, que je poste des photos de l’atelier et que je leur montre (enfin) des bijoux, c’est ce que je vais faire, dans la section A bonne école !

Et hop, une première petite photo de notre atelier :

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