Cartier rouvre ses portes au 154 Champs-Élysées

Cartier rouvre ses portes au 154 Champs-Élysées

L’adresse mythique, 154 Champs-Elysées, ouverte il y a 10 ans, a fait peau neuve et rouvre ses portes au mois de mai cette année. Pour célébrer l’événement, la Panthère, inspiration et emblème de Cartier, s’animera au sein de la boutique à travers une expérience interactive inédite et pleine d’émotion.

L’hôtel particulier, construit sous le Second Empire, dispose désormais d’une majestueuse entrée sur la célèbre avenue. « On y pénètre par une ouverture monumentale, dont les vitrines de plus de sept mètres de haut mettent en scène la présence théâtrale de deux grands lustres en enfilade. Deux  étages répartis sur 650 mètres carrés, un escalier en spirale, une ordonnance des pièces à la Française« , souligne le dossier de presse de Cartier…, bref, il va falloir aller voir ça !

Cartier, 154 Champs-Elysées (Bruno Moinard © 4BI Bruno Moinard)

Cartier, 154 Champs-Elysées (Bruno Moinard © 4BI Bruno Moinard)

Huit mois ont été nécessaires à l’achèvement des travaux du 154 Champs-Élysées, au cours desquels l’intégralité des espaces a été repensée. Une transformation dont Bruno Moinard, architecte d’intérieur parisien, signe l’œuvre originale. Le sol alterne parquet Versailles et tapis de pierres d’Istrie serties de cabochons ton sur ton, encadrés d’un liseré doré. Avec ses huit mètres de hauteur sous plafond et ses deux lustres de près de cinq mètres réalisés par le verrier d’art français Régis Mathieu, l’entrée est encadrée de part et d’autre de trois balcons cintrés. Enfin, l’escalier est dessiné en spirale, et est parcouru d’une rampe en bronze, le long de murs enduits et moirés à la main de pigments naturels par l’atelier de l’artisan français Pierre Bonnefille.

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Cet événement inaugure une série d’ouvertures et de rénovations à grande échelle, souligne la Maison : Chengdu, ville du centre ouest de la Chine, au printemps, Séoul et Tokyo à l’automne et enfin New York début 2016.

« Ces projets stratégiques réaffirment le dynamisme et l’esprit pionnier qui caractérisent depuis toujours la Maison, avec la volonté de sublimer un héritage prégnant, mais toujours mis dans la perspective contemporaine de l’évolution de ses clients, de plus en plus cosmopolites et connaisseurs« , précise Cartier.

Cartier, 154 Champs-Elysées (Bruno Moinard © 4BI Bruno Moinard)

Cartier, 154 Champs-Elysées (Bruno Moinard © 4BI Bruno Moinard)

Cartier à la bonne heure

Cartier à la bonne heure

Souvenez-vous, il y avait déjà eu ce film magique, L’Odyssée, lancé par la maison Cartier en 2012, qui emportait le spectateur dans un univers onirique et poétique. Signé du français Bruno Aveillan, le spot de 3,30 minutes (un vrai court-métrage) a totalisé quelque 160 millions de « visionneurs ». Il marquait en grande pompe les 165 ans de la célèbre marque

Et puis la même histoire avait été déclinée en version conte de Noël, moins « écrite » certes, mais absolument craquante :

La Maison récidive cette semaine avec un nouvel opus publicitaire, axé cette fois sur le savoir-faire horloger de la marque, mettant en scène les modèles qui ont fait le succès de Cartier – notamment la « pendule mystérieuse », notre favorite -, et qui le feront sans aucun doute encore longtemps. Le spot, de 90 secondes cette fois, est toujours signé de Bruno Aveillan. On y retrouve les incontournables de la marque : Paris, la nuit, la panthère, et quelle panthère! Je vous laisse la découvrir :

Ici, des liens sur mes autres articles sur Cartier. Lors de l’expo au Grand Palais (, , et )  et plus récemment sur leur partenariat avec Grace of Monaco, d’Olivier Dahan, .

Orgie de bijoux!

Orgie de bijoux!

Et voilà, mes bonnes résolutions volent en éclat ! Les news de l’été et la visite des showrooms pour découvrir les nouveautés de l’automne-hiver 2014 devront attendre un peu… La faute à la biennale des antiquaires et de la haute joaillerie, qui se tient actuellement au Grand Palais. Forcément, il faut y aller, y courir même, ne serait-ce que pour admirer les derniers délires de Wallace Chan et ses bijoux futuristes en titane (oui, en titane, auquel il donne une couleur « scarabée » du plus bel effet, jugez plutôt) :

Biennale 2014, Wallace Chan

Biennale 2014, Wallace Chan

Manque de chance, c’est la seule image que j’ai pu prendre de ce stand, les prises de photos y étant interdites… Mais voici deux images « corporate » de ce que j’ai pu admirer à l’intérieur, notamment le pendentif Hologramme bluffant :

Biennale 2014, Wallace Chan

Biennale 2014, Wallace Chan

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Mais je me rattrape de suite avec les merveilleuses créations de Van Cleef & Arpels, dont la collection est placée sous le signe de Peau d’Ane :

Biennale 2014 Van Cleef

Biennale 2014 Van Cleef

Biennale 2014, Van Cleef

Biennale 2014, Van Cleef

Une occasion pour la célèbre maison de renouveler son serti mystérieux…

Biennale 2014, Van Cleef

Biennale 2014, Van Cleef

Et de dévoiler quelques précieuses pièces :

Biennale 2014, Van Cleef

Biennale 2014, Van Cleef

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Le stand de la maison Cartier n’est pas moins impressionnant :

Biennale 2014, Cartier

Biennale 2014, Cartier

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On y retrouve des opales, tendance lourde de cette année :

Biennale 2014, Cartier

Biennale 2014, Cartier

Mais également des bijoux très modernes, comme cette manchette, sublime :

Biennale 2014, Cartier

Biennale 2014, Cartier

Je suis ensuite allée chez Bulgari, où j’ai été charmée par l’accueil et la gentillesse des conseillers présents. Soulignons que je ne me suis présentée ni comme journaliste, ni comme blogueuse, mais comme simple admiratrice de bijoux.

J’ai commencé ma visite par des pièces vintage, notamment ce magnifique collier, ayant appartenu à Elizabeth Taylor

Biennale 2014, Bulgari

Biennale 2014, Bulgari

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Les créations modernes ne sont pas moins époustouflantes, et moi qui adore les émeraudes, j’ai été servie :

Biennale 2014, Bulgari

Biennale 2014, Bulgari

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Chez Chanel, là encore, l’accueil était parfait. Par contre, si j’ai été séduite par certaines créations (ce collier, mon dieu, ce collier…!), j’ai trouvé l’ensemble des pièces présentées assez inégal. D’un autre côté, les créations comme la manchette ci-après emploient des techniques assez rares de nos jours, notamment le repoussé, qui se mixe parfaitement à la modernité de l’ensemble. Un twist suffisamment rare pour être souligné.

Biennale 2014, Chanel

Biennale 2014, Chanel

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J’ai malheureusement pris très peu d’images chez Dior, l’affluence et l’éclairage rendant l’exercice presque impossible :

Biennale 2014, Dior

Biennale 2014, Dior

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Dommage pour cette robe que j’avais déjà eu l’occasion d’admirer dans un ouvrage et dont je trouve l’effet « vague » absolument splendide !

L’exposition Boucheron m’a absolument renversée, notamment ce collier ahurissant, issu de la ligne Rives du Japon, avec les boucles d’oreilles assorties :

Biennale 2014, Boucheron

Biennale 2014, Boucheron

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Après un interlude,

Biennale 2014, Boucheron

Biennale 2014, Boucheron

…la même ligne a dévoilé le collier et la bague ci-après :

Biennale 2014, Boucheron

Biennale 2014, Boucheron

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Biennale 2014 Boucheron

Biennale 2014 Boucheron

La ligne Splendeur de Russie n’a que peu à lui envier, jugez plutôt :

Biennale 2014, Boucheron

Biennale 2014, Boucheron

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Biennale 2014, Boucheron

Biennale 2014, Boucheron

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Et enfin, la sublime ligne Fleur des Indes ne pouvait pas me laisser indifférente, avec ses émeraudes ET ses opales :

Biennale 2014, Boucheron

Biennale 2014, Boucheron

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Pour finir, la maison Piaget, que je ne connaissais que de nom et que j’ai découverte lors de cette Biennale. TOUT m’a séduit ici, que ce soit la collection vintage ou la collection contemporaine :

 

Biennale 2014, Piaget

Biennale 2014, Piaget

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J’ai malheureusement fait l’impasse sur Chaumet, où je n’ai rien photographié. Espérons que je pourrais trouver des visuels sur le world wide ouaib !

Et si vous avez l’occasion, allez voir cette Biennale qui mérite le détour !

Cartier se fait un film….

Oui, parce que j’aurais pu faire des jeux de mots carrément plus pourris, vu mon état de fatigue avancé… Cartier donc, communique sur un film. Et par n’importe lequel puisque la Maison a apporté son expertise et son savoir-faire joaillier au film Princesse Grace d’Oliver Dahan.

Dans le film Grace of Monaco d’Olivier Dahan, Nicole Kidman et Tim Roth interprètent les rôles de la Princesse Grace et du Prince Rainier III. L’actrice porte des créations contemporaines signées Cartier : une bague  en or rose, diamants et perles, une manchette en or rose, diamants et perles et des pendants d’oreilles en or rose, diamants et perles de la Collection Paris Nouvelle Vague ainsi qu’un collier en or rose et diamants. David Koskas © 2014 - STONE ANGELS

Dans le film Grace of Monaco d’Olivier Dahan, Nicole Kidman et Tim Roth interprètent les rôles de la Princesse Grace et du Prince Rainier III. L’actrice porte des créations contemporaines signées Cartier : une bague en or rose, diamants et perles, une manchette en or rose, diamants et perles et des pendants d’oreilles en or rose, diamants et perles de la Collection Paris Nouvelle Vague ainsi qu’un collier en or rose et diamants.
David Koskas © 2014 – STONE ANGELS

Grande cliente de la Maison Cartier, Grace Kelly devenue la Princesse Grace de Monaco entretiendra des liens de fidélité tant à Paris qu’à Monaco avec le joaillier. C’est à lui qu’elle doit la création en 1956 de sa bague de fiançailles, cadeau du Prince Rainier III, sertie d’un diamant taille émeraude de 10,47 carats. A l’occasion de son mariage, elle recevra également de nombreux cadeaux signés de la célèbre Maison, notamment un diadème en rubis et diamants et un collier rivière au triple rang de diamants. On va en reparler de cette pièce, tout simplement magnifique, que voici en image :

La Princesse Grace de Monaco, en 1963. Lors d’une réception à Philadelphie, elle porte un collier Cartier, en platine et diamants, cadeau de mariage en 1956. © Time Magazine/Getty

La Princesse Grace de Monaco, en 1963. Lors d’une réception à Philadelphie, elle porte un collier Cartier, en platine et diamants, cadeau de mariage en 1956.
© Time Magazine/Getty

Dans le film Grace of Monaco d’Olivier Dahan, Nicole Kidman et Tim Roth interprètent le rôle de la Princesse Grace et du Prince Rainier III. Pour cette scène, l’actrice porte notamment les reproductions de deux créations de Cartier qui furent offertes à la Princesse Grace pour son mariage : le diadème en diamants et rubis et le collier trois rangs de diamants. David Koskas © 2014 - STONE ANGEL

Dans le film Grace of Monaco d’Olivier Dahan, Nicole Kidman et Tim Roth interprètent le rôle de la Princesse Grace et du Prince Rainier III. Pour cette scène, l’actrice porte notamment les reproductions de deux créations de Cartier qui furent offertes à la Princesse Grace pour son mariage : le diadème en diamants et rubis et le collier trois rangs de diamants.
David Koskas © 2014 – STONE ANGEL

La production du film s’est donc logiquement tournée vers l’expertise de Cartier, qui a fait réaliser dans ses ateliers de joaillerie, en accord avec le Palais de Monaco, des reproductions fidèles de cinq bijoux dont les originaux figurent aujourd’hui dans la collection princière de Monaco.

A commencer par le diadème de l’image précédente, fidèlement reproduit par les ateliers Cartier :

Gérard Uféras © Cartier

Gérard Uféras © Cartier

et ici, le fameux collier « trois rangs » de 1953 :

Reproduction du collier aux trois rangs de diamants de 1953 Gérard Uféras © Cartier

Reproduction du collier aux trois rangs de diamants de 1953
Gérard Uféras © Cartier

Au-delà de cette reconstitution historique, Cartier a confié à la production plusieurs parures de haute joaillerie dont un spectaculaire collier d’émeraudes porté par l’actrice espagnole Paz Vega, interprète de Maria Callas. Les personnages masculins – le Prince Rainier III sous les traits de l’acteur Tim Roth ainsi qu’Aristote Onassis joué par l’acteur Robert Lindsay – portent, quant à eux, montres et accessoires signés Cartier.

Dans le film Grace of Monaco d’Olivier Dahan, l’actrice espagnole Paz Vega, jouant le rôle de Maria Callas, porte des créations contemporaines signées Cartier : un collier en platine, perles, diamants et émeraudes ; des pendants d’oreilles en or gris, diamants, onyx et émeraudes ; une bague Panthère en émeraude, onyx et diamants ; un bracelet en or gris et diamants. David Koskas © 2014 - STONE ANGELS

Dans le film Grace of Monaco d’Olivier Dahan, l’actrice espagnole Paz Vega, jouant le rôle de Maria Callas, porte des créations contemporaines signées Cartier : un collier en platine, perles, diamants et émeraudes ; des pendants d’oreilles en or gris, diamants, onyx et émeraudes ; une bague Panthère en émeraude, onyx et diamants ; un bracelet en or gris et diamants.
David Koskas © 2014 – STONE ANGELS

Voici, en plan un tantinet plus rapproché, ces somptueuses pièces :

Dans le film Grace of Monaco d’Olivier Dahan, l’actrice espagnole Paz Vega, jouant le rôle de Maria Callas, porte des créations contemporaines signées Cartier : un collier en platine, perles, diamants et émeraudes ; des pendants d’oreilles en or gris, diamants, onyx et émeraudes ; une bague Panthère en émeraude, onyx et diamants ; un bracelet en or gris et diamants. David Koskas © 2014 - STONE ANGELS

Dans le film Grace of Monaco d’Olivier Dahan, l’actrice espagnole Paz Vega, jouant le rôle de Maria Callas, porte des créations contemporaines signées Cartier : un collier en platine, perles, diamants et émeraudes ; des pendants d’oreilles en or gris, diamants, onyx et émeraudes ; une bague Panthère en émeraude, onyx et diamants ; un bracelet en or gris et diamants.
David Koskas © 2014 – STONE ANGELS

C’est d’ailleurs devant la célèbre boutique de Cartier du 13 rue de la Paix que s’est déroulée la dernière prise du film. Un clap de fin pour une des scènes principales du film lors de laquelle la Princesse Grace, interprétée par Nicole Kidman, chapeautée de rose et parée de bijoux signés Cartier, annonce à la presse qu’elle renonce à sa carrière hollywoodienne pour se consacrer à ses obligations familiales et princières. La preuve en image :

Dans cette scène tournée devant la boutique historique de Cartier, 13 rue de la Paix à Paris, aux côtés de l’actrice française Jeanne Balibar, l’actrice porte une reproduction d’une des broches Caniche préférées de la Princesse Grace, créées par Cartier ainsi qu’une paire de boucles d’oreilles contemporaines de Cartier en or gris et diamants. David Koskas © 2014 - STONE ANGELS

Dans cette scène tournée devant la boutique historique de Cartier, 13 rue de la Paix à Paris, aux côtés de l’actrice française Jeanne Balibar, l’actrice porte une reproduction d’une des broches Caniche préférées de la Princesse Grace, créées par Cartier ainsi qu’une paire de boucles d’oreilles contemporaines de Cartier en or gris et diamants.
David Koskas © 2014 – STONE ANGELS

Et rien que pour vous, quelques-unes des reproductions réalisées par la Maison :

Reproduction de la Broche Poule de 1957 Gérard Uféras © Cartier

Reproduction de la Broche Poule de 1957
Gérard Uféras © Cartier

Reproduction de la Broche Caniche de 1958 Gérard Uféras © Cartier

Reproduction de la Broche Caniche de 1958
Gérard Uféras © Cartier

Reproduction de la bague de fiançailles. Gérard Uféras © Cartier

Reproduction de la bague de fiançailles.
Gérard Uféras © Cartier

Cartier fait Pop(py) !

Cartier fait Pop(py) !

Poppy Delevigne était à Dubaï pour un tournoi de Polo. A priori, on s’en fiche, direz-vous. Evidemment, je vous l’accorde. Sauf que la jolie demoiselle dont je ne sais pas trop comment elle gagne sa vie, si elle la gagne, était au Cartier International Dubaï Polo Challenge.

Jusqu’ici vous ne voyez toujours pas.

Je comprends.

Sauf que la miss portait, en avant-première les pièces de la nouvelle collection de la Maison, Amulette de Cartier.

Poppy Delevigne, Credit: Chris Jackson - Getty Images

Poppy Delevigne, Credit: Chris Jackson – Getty Images

Amulette de Cartier, c’est une capsule joaillière de nacre, d’onyx ou de diamants pavés « qu’on adopte : petit un, pour le clic de son fermoir, petit deux pour son envers ajouré, petit trois pour ses talents cachés« , souligne la Maison. Mais je trouve les images très parlantes (crédit photos : Julien Claessens & Thomas Deschamps © Cartier), voyez vous-mêmes :

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Amulette de Cartier

Amulette de Cartier

Amulette de Cartier

Amulette de Cartier

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De fait, gageons que cette sphère au galbe de galet saura séduire plus d’une femme ! En ce qui me concerne, j’aime la rondeur de cette collection, son petit côté talisman, le mystère qu’il dégage… Et j’aime tout particulièrement le bracelet massif arboré par Poppy Delevigne sur la première image et dont je n’ai, malheureusement, aucun agrandissement. Je le trouve magnifique : un peu baroque mais facile à porter, avec un petit côté nonchalant… Bref, je fonds !

Cartier, suite et (peut-être) fin !

Cartier, suite et (peut-être) fin !

Suite de la visite de l’exposition Cartier, le style et l’histoire, qui se déroule actuellement au Grand Palais. (les épisodes 1 et 2 sont ici et ici).

Parmi les pièces qui m’ont le plus frappées, figure ce merveilleux bracelet Dauphin, signé Cartier Paris en 1969. Il s’agissait d’une commande. Il est en or gravé, 1028 diamants taille brillant pour un poids total de 33,73 carats, 2 émeraudes de forme poire (yeux). L’ouverture se fait grâce à un système pivotant de chaque côté.

Bracelet Dauphin, Cartier Paris, 1969

Bracelet Dauphin, Cartier Paris, 1969

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Pour rester dans l’univers du bestiaire, j’ai flashé sur le collier Serpent, commande de Maria Félix, l’une des muses de la Maison mise en avant lors de l’exposition. Il date de 1968 et est en platine, or blanc et or jaune, 2473 diamants taille brillant et baguette pour un poids total de 178,21 carats, 2 émeraudes de forme poire (yeux) et émail vert, rouge et noir.

Collier Serpent, commande de Maria Félix de 1968. Cartier Paris

Collier Serpent, commande de Maria Félix de 1968. Cartier Paris

Ensuite, j’avoue, je me suis bien amusée devant la vitrine ci-après, et ses petits animaux, notamment les caniches, qui ont, il faut bien le reconnaître, beaucoup de chien ! Celui qui est tout en bas est signé de Cartier Paris en 1958 (platine, diamants, rubis). Il  provient de la collection de la princesse Grace de Monaco (Collection Palais princier de Monaco), tout comme son copain situé à gauche et qui est lui, signé de Cartier Londres et 1960 (or, cabochons de rubis, rubis calibrés, perles et onyx).

Broches caniches, Cartier Paris 1958 et Cartier Londres 1960.

Broches caniches, Cartier Paris 1958 et Cartier Londres 1960.

Enfin, comment clore cette série « bestiaire » sans parler de la panthère, emblème de la Maison et surnom de Jeanne Toussaint, sa plus célèbre directrice artistique ?

Celle qui suit est l’un des joyaux de l’exposition. Il s’agit d’une broche-pince Panthère, signée Cartier Paris en 1949, en platine, or blanc, diamants taille 8/8, deux diamants jaunes de forme poire (yeux), un cabochon de saphir cachemire de 152,35 carats et cabochons de saphir (taches). Il a été vendu à la Duchesse de Windsor, autre aficionada de la Maison. C’est d’ailleurs la deuxième panthère que Cartier a exécutée pour la Duchesse, la première surmontait un cabochon d’émeraude.

Broche-pince Panthère, signée Cartier Paris en 1949

Broche-pince Panthère, signée Cartier Paris en 1949

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Autre panthère magnifique, ce bracelet rigide Panthères, de Cartier Paris (1958) en platine, or blanc, diamants taille brillant et 8/8, cabochons de saphir (taches), émeraudes taille marquise (yeux) et onyx (truffe) :

Bracelet rigide Panthères, de Cartier Paris (1958) en platine, or blanc, diamants taille brillant et 8/8, cabochons de saphir (taches), émeraudes taille marquise (yeux) et onyx (truffe)

Bracelet rigide Panthères, de Cartier Paris (1958) en platine, or blanc, diamants taille brillant et 8/8, cabochons de saphir (taches), émeraudes taille marquise (yeux) et onyx (truffe)

Sans transition aucune, parlons maintenant d’une autre muse de la Maison, Marjorie Merriweather Post et de sa fantastique broche-pendentif en émeraudes gravée, signée Cartier Londres en 1923, et remaniée par Cartier New York en 1928. Elle est en platine, émeraudes (dont 7 émeraudes gravées Mogholes du 17ème siècle, de 250 carats au total), diamants et émail.

Ladite broche a été immortalisée dans le portrait ci-après, signé Giulio de Blaas, également visible au Grand Palais :

Broche-pendentif en émeraudes gravée, signée Cartier Londres en 1923, et remaniée par Cartier New York en 1928.

Broche-pendentif en émeraudes gravée, signée Cartier Londres en 1923, et remaniée par Cartier New York en 1928.

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Ensuite, et toujours dans un joyeux bordel, j’ai eu un coup de foudre pour cette toute petite broche, signée Cartier Paris vers 1899. Elle est en or, acier, diamants taille rose, émail blanc et rose. L’image n’est pas très nette, la faute à l’éclairage et à la cohue du troisième âge qui rendait l’accès à cette vitrine difficile :

Broche signée Cartier Paris vers 1899

Broche signée Cartier Paris vers 1899

Pas très éloigné dans le temps, le collier suivant a été vendu à la reine de Siam. Daté de 1908 e signé Cartier Paris, il est en platine, diamants ronds taille ancienne, rose et 8/8, serti millegrain et soie :

Collier Cartier Paris, 1908

Collier Cartier Paris, 1908

Signalons ensuite cette merveille de collier, signé Cartier Paris en 1910, en platine, diamants taille 8/8, ronds taille ancienne et rose, saphirs facettés, perles fines, serti millegrain (provenance : Mary Scott Townsend et Mrs Donald LcElroy).

Collier, signé Cartier Paris en 1910

Collier, signé Cartier Paris en 1910

Un autre coup de coeur, ce bracelet vendu à Gloria Swanson et réalisé en 1930 par Cartier Paris. Il est en platine, diamants ronds taille ancienne et 8/8, et 47 disques de cristal de roche. Cette merveille vaut à elle-seule le déplacement au Grand Palais, tant elle est à pleurer de perfection :

Bracelet vendu à Gloria Swanson et réalisé en 1930 par Cartier Paris.

Bracelet vendu à Gloria Swanson et réalisé en 1930 par Cartier Paris.

Enfin, pour clore (si, si !) ce billet, un clin d’œil à mes amis, qui connaissent ma passion pour le rugby, avec cet étui à cigarette réalisé par Cartier Paris en 1908, en vermeil, émail translucide jaune et bleu de roi sur fond guilloché et un cabochon de saphir :

Etui à cigarette réalisé par Cartier Paris en 1908

Etui à cigarette réalisé par Cartier Paris en 1908

Cartier, la suite

Cartier, la suite

Je vous parlais hier de l’excellente exposition Cartier. Le style et l’histoire, au Grand Palais. Voici la suite de mon expédition ! Mais pas encore tout à fait la fin, non…

Je m’étais arrêtée aux pendules mystérieuses, une occasion de vous faire découvrir, presque sans transition, cette boîte à poudre de 1930, signé Cartier Paris pour Cartier Londres, en argent vermeil, platine, laque noire, corail et diamants taille rose. Cette boîte comprend un miroir, un compartiment à poudre et un tube de rouge. A priori, pas celui figurant sur l’image, puisque ce dernier est daté de 1935, et c’est un tube de rouge avec montre intégrée ! Il y en a plusieurs dans cette expo (des étuis à rouge) qui ont fait chavirer mon petit cœur ! (alors que, précisons, si j’utilise du rouge une fois par mois, c’est un maximum… Le cœur a ses raisons…)

Boîte à poudre de 1930, signé Cartier Paris pour Cartier Londres, en argent vermeil, platine, laque noire, corail et diamants taille rose. Tube de rouge. 1935, Cartier

Boîte à poudre de 1930, signé Cartier Paris pour Cartier Londres, en argent vermeil, platine, laque noire, corail et diamants taille rose. Tube de rouge. 1935, Cartier

Les images suivantes montrent un autre nécessaire, daté de 1931-1933, issu de la collection Cartier et parsemé de rubis :

Nécessaire, daté de 1931-1933, issu de la collection Cartier

Nécessaire, daté de 1931-1933, issu de la collection Cartier

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Toujours dans le registre de la toilette, le peigne de l’image ci-dessous m’a littéralement emballé. Il s’agit d’une commande de Barbara Hutton de 1937, en platine, écaille blonde, diamants taille baguette, ancienne, brillant et 8/8. Il est accompagné de son étui à découpe profilée. Le cadre de la photo comporte un portrait sur plaque d’ivoire de Barbara Hutton ; il s’agit d’une commande de M. Frank L. Hutton, père de Barbara Hutton, datée de 1931.

Peigne de Barbara Hutton de 1937, en platine, écaille blonde, diamants taille baguette, ancienne, brillant et 8/8. Le cadre de la photo comporte un portrait sur plaque d'ivoire de Barbara Hutton ; il s'agit d'une commande de M. Frank L. Hutton, père de Barbara Hutton, datée de 1931.

Peigne de Barbara Hutton de 1937, en platine, écaille blonde, diamants taille baguette, ancienne, brillant et 8/8. Le cadre de la photo comporte un portrait sur plaque d’ivoire de Barbara Hutton ; il s’agit d’une commande de M. Frank L. Hutton, père de Barbara Hutton, datée de 1931.

Mais revenons un peu aux bijoux, et aux pierre chatoyantes !

Le collier suivant, archi-connu, est un collier hindou de 1936, commande de Daisy Fellowes, transformé en 1963, en platine, or blanc, diamants taille marquise, baguette et ronds raille ancienne, treize saphirs taille briolette pour un poids total de 146,90 carats, deux saphirs gravés en forme de feuille de 50,80 et 42,45 carats, boules de saphirs, un cabochon de saphir, émeraudes carrées gravées, boules d’émeraudes côtelées et lisses cabochons d’émeraudes, rubis gravés en forme de feuille, boules de rubis lisse et gravées et cabochons de rubis.

Collier hindou de 1936, commande de Daisy Fellowes, transformé en 1963

Collier hindou de 1936, commande de Daisy Fellowes, transformé en 1963

Le jeu étant de toutes les repérer, je suis sympa et je vous mets une meilleure image !

Collier hindou, cartier

Collier hindou, cartier

Restons en orient, avec cette paire de pendants d’oreilles, signée Cartier New York en 1926, en platine, diamants ronds taille ancienne et 8/8, deux anneaux de jade, cabochons et boules de corail, émail rouge pour les motifs chinois. Le motif en émail est un idéogramme, version simplifiée du symbole chou, qui signifie longue vie.

Pendants d'oreilles de 1926, Cartier New York

Pendants d’oreilles de 1926, Cartier New York

Egalement en jade, ce fume-cigarette date de 1925. Signé Cartier Paris, il est en platine, jade blanc, jade vert, onyx, et diamants taille rose. Un objet à vous faire regretter une non-addiction à la nicotine non ? (enfin, je dis ça, je ne sais pas trop, vu que oui, la nicotine, je connais…)

Fume-cigarette de 1925. Signé Cartier Paris, il est en platine, jade blanc, jade vert, onyx, et diamants taille rose.

Fume-cigarette de 1925. Signé Cartier Paris, il est en platine, jade blanc, jade vert, onyx, et diamants taille rose.

L’image suivante est une broche de 1922, issue de la collection Cartier. Elle est en platine, diamants ronds taille ancienne et 8/8, une émeraude de forme poire de 19,45 carats, une émeraude boule percée, cabochons d’émeraude, corail et onyx :

broche de 1922, collection Cartier

broche de 1922, collection Cartier

Ci-dessous, une broche-cliquet Boteh en or, platine, diamants ronds taille ancienne et 8/8, rubis suiffés, jade gravé et percé, émail noir. Datée de 1925, elle est signée Cartier Paris :

broche-cliquet Boteh en or, platine, diamants ronds taille ancienne et 8/8, rubis suiffés, jade gravé et percé, émail noir, datée de 1925

broche-cliquet Boteh en or, platine, diamants ronds taille ancienne et 8/8, rubis suiffés, jade gravé et percé, émail noir, datée de 1925

Le bijou de la photo ci-dessous est plus ancien puisqu’il date de 1913. Il s’agit d’un pendentif égyptien en platine, diamants de forme triangulaire et poire, diamants ronds taille ancienne, 8/8 et rose, Onyx calibrés et de forme fantaisie Serti millegrain. Il est issu de la collection Cartier.

Pendentif égyptien de 1913, Cartier.

Pendentif égyptien de 1913, Cartier.

Pour terminer cette série orientalisante, et après les émeraudes, passons du côté du rubis, avec cette bague Boule,  signée Cartier Paris en 1964, en or godronné, platine, diamants taille brillant et boules de rubis.

Bague Boule, signée Cartier Paris en 1964 en or godronné, platine, diamants taille brillant et boules de rubis.

Bague Boule, signée Cartier Paris en 1964 en or godronné, platine, diamants taille brillant et boules de rubis.

Enfin, le collier qui suit est un collier de chien en rubis, perles et diamants, signé Cartier en 1931. Il s’agit d’un élément d’une parure de trois colliers imposants commandés par le maharajah de Patiala pour la maharani. 

Collier de chien en rubis, perles et diamants, signé Cartier en 1931.

Collier de chien en rubis, perles et diamants, signé Cartier en 1931.

La suite (et la fin je pense!), au prochain épisode!